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Al-Kamour : Le gouvernement ne prêche plus dans le désert ! – African Manager

Autant que l’on puisse les juger, les nouvelles en provenance du front du pétrole et du gaz, en un mot de l’énergie, ne seraient pas catastrophiques comme on avait tendance à le craindre. Les sit-inneurs d Al-Kamour semblent lâcher du lest, ce qui pourrait être l’indice qu’ils commencent à entendre raison. En tout cas, le gouvernement ne donne plus l’impression de prêcher dans le désert, sa dernière initiative, plutôt la première du genre, a été jugée digne d’intérêt et les protestataires ont siégé, jeudi, pour examiner « l’impact des projets et mesures décidés par le Conseil ministériel restreint ». On est donc loin de la fin de non- recevoir. D’autant que selon un membre de la coordination du sit-in, les participants ont souligné l’importance de l’initiative prise par le gouvernement d’envoyer dans la région une délégation composée de représentants de différents ministères pour négocier les points en suspens.

Parmi les dossiers urgents, il a rappelé notamment le recrutement de 500 personnes dans la société de l’environnement à Tataouine, l’intégration de 1500 jeunes en chômage dans les sociétés pétrolières installées au désert et l’octroi de 80 millions de dinars pour la réalisation de projets de développement dans la région.

La même source a appelé les organisations professionnelles à participer aux réunions de négociation avec les membres de la délégation gouvernementale afin de parvenir à des solutions efficientes qui permettent de surmonter la crise dont notamment la fermeture de la vanne de pompage de pétrole.

Le verrouillage de la vanne de pompage de pétrole sera-t-il levé après sa fermeture depuis le mois de juillet dernier durant lequel une grève générale avait été décrétée pendant deux semaines à Tataouine ? Un mouvement décrété pour protester contre la poursuite de la marginalisation de la région, revendiquer l’emploi et le développement et réclamer l’application de toutes les points de l’accord d’Al- Kamour conclu avec le gouvernement le 16 juin 2017, avec la médiation de l’UGTT, en particulier le point lié au recrutement des sans-emploi.

Cette réaction pourrait signifier que la glace a été brisée et que les mécanismes d’un règlement peuvent se mettre en branle associant toutes les parties prenantes jusques et y compris les compagnies pétrolières qui ont pris les décisions et les mesures qu’elles jugeaient conformes à leurs intérêts. L’essentiel est que tout le monde s’efforce de s’approcher l’un de l’autre pour que l’affaire soit pliée, nécessairement dans l’intérêt bien compris de toutes les parties, surtout celles qui ont placé d’énormes investissements, en prenant, faut-il le reconnaître, un risque que les développements qui sont en train de s’enchaîner peuvent accréditer comme gérable.

Les « pétroliers » s’activent

Ce que l’on peut remarquer d’une façon moins particulière est que la Tunisie ne rebute pas à ce point les sociétés pétrolières lesquelles continuent d’investir et d’explorer. C’est le cas de la compagnie Upland Resources qui a annoncé qu’elle est proche du retraitement des données sismiques sur ce qui pourrait être une zone d’intérêt en Tunisie.

Son consultant technique, Roberto Bencini, a déclaré que la structure de Bou Dabbous, dans le permis de Saouaf, était « le plus grand anticlinal non foré de Tunisie ». Les puits sur le permis datent en grande partie des années 1950 et 1960, offrant des possibilités substantielles pour « améliorer le concept du projet », a-t-il souligné.

Le permis tunisien couvre 4 000 km carrés et contient également un certain nombre de perspectives mieux connues.

Bou Dabbous a été négligé, cependant, avec une seule ligne sismique à l’extrémité sud. La structure a également été négligée parce qu’auparavant la zone était divisée entre trois permis d’exploration. Bou Dabbous étant divisé entre plusieurs permis, les opérateurs ont préféré se concentrer sur les opportunités sur lesquelles ils avaient plus de contrôle.

« La roche mère la plus probable est le schiste chaud du Silurien, qui est l’une des meilleures roches mères du monde. Elle s’étend sous le sel », a déclaré Bencini.
La présence d’une possible roche mère paléozoïque avec une épaisse formation de sel du Trias suggère qu’il pourrait y avoir « d’importantes quantités de gaz et de condensat », a déclaré le responsable de la société lors d’un appel aux investisseurs. Bencini a établi des comparaisons avec le champ gazier algérien Hassi R’Mel, qui contient environ 85 000 milliards de pieds cubes de gaz. Sound Energy a également poursuivi un concept similaire dans sa région de Tendrara, dans l’est du Maroc.
La région montagneuse dispose des ressources nécessaires pour terminer la phase actuelle des travaux. L’entreprise travaille à l’intégration de données sismiques anciennes et à la planification de 300 km de sismique supplémentaires.

« Cela aboutira au forage d’un puits, un puits assez profond. Quand il s’agit de grosses dépenses, il est sage et prudent d’inviter une grande compagnie pétrolière », a estimé Bencini. Les dirigeants ont déclaré que la société avait reçu un certain intérêt de la part d’un partenaire potentiel.

La prochaine étape importante pour la compagnie est d’arriver à des chiffres risqués pour Bou Dabbous. L’affermissement des données permettra de saisir l’occasion de progresser.

Le solaire aussi

Les choses bougent également du côté de l’énergie solaire. Le gouvernement tunisien vient de lancer un quatrième appel d’offres pour des projets d’énergie solaire photovoltaïque (PV), cherchant à nouveau à attribuer une capacité de 70 MW.

L’appel à projets a été lancé jeudi par le ministère de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables dans le cadre du programme national de passation des marchés publics dans le domaine des énergies renouvelables. Les parties intéressées pourront soumettre leurs offres d’ici le 9 février 2021.

L’appel d’offres porte sur la construction de six parcs solaires de 10 MW chacun et de dix centrales plus petites d’une capacité individuelle maximale de 1 MW. Comme lors des cycles précédents, les soumissionnaires sélectionnés se verront attribuer des contrats d’achat d’électricité (CAE) à long terme avec la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG), une entreprise publique.

La Tunisie s’est fixé comme objectif d’ajouter 1 GW d’énergies renouvelables en 2017-2020 et 1,25 GW en 2021-2030. À cette fin, le pays organise une série d’appels d’offres, dont le dernier a attribué des contrats à 16 projets totalisant 70 MW. Les offres du dernier cycle ont atteint un niveau aussi bas que 0,1253922 TND (0,0456/EUR 0,0391 USD) par kWh. En décembre 2019, un total de 500 MW de projets solaires a été attribué à différents soumissionnaires.

L.M.

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