Bourse : les idées originales de deux gérants pour participer à la relance verte – Le Revenu

Vous voulez verdir votre portefeuille avec des valeurs méritantes promises à un bel avenir ? Découvrez les choix d’actions sortant des sentiers battus de deux gérants aux avant-postes de cette nouvelle économie du zéro-émission. Une thématique en plein essor, soutenue par le Green Deal européen et les aides post-Covid.

Un bon moyen de participer à la lutte contre le changement climatique est d’investir dans des entreprises réellement contributives à la transition écologique.

Récemment reprise par Generali, la société de gestion d’actifs Sycomore est engagée de longue date sur les thématiques de l’investissement socialement responsable. Elle a donc créé des outils de sélection de valeurs lui permettant de distinguer, entre autres, les sociétés qui ont une contribution positive à l’environnement.

Peu de grands groupes

Résultat des courses : vous ne trouverez dans son portefeuille que peu de grandes valeurs. «Nous n’avons que 3% de positions communes avec l’indice MSCI Europe» constate Anne-Claire Abadie, gérante du fonds Sycomore Eco Solutions et spécialiste environnement de Sycomore.

Parmi ses poulains, le leader européen de la fabrication de vélos électriques Accell Group ou le fabricant de pièces détachées Shimano, bien connu des grands cyclistes. Pas de Tesla dont «la gouvernance est perfectible» et la valorisation jugée «extravagante».

Autre société choisie, le nantais Hoffmann Green Cement, récemment introduit à la Bourse de Paris, qui intègre les déchets industriels dans son ciment à froid, donc économe en CO2. Les constructions en bois sont aussi représentées avec Steico.

Malgré la chute du cours du pétrole, Anne-Claire Abadie reste favorable aux énergies renouvelables qui bénéficient de contrats à long terme et d’appels d’offres de grands groupes qui veulent s’assurer l’accès à une énergie décarbonée.

«De plus en plus de groupes comme Facebook, Google, la SNCF, des supermarchés passent des contrats d’approvisionnement à très long terme pour améliorer leur profil environnemental créant un appel d’air pour toute la filière» argumente celle qui voit encore un grand potentiel dans le solaire «en complément à l’énergie éolienne».

Investir dans les réseaux

Outre les producteurs d’énergies renouvelables dont les cours ont particulièrement bien résisté pendant la crise du Covid, elle compte parmi ses favoris le fabricant néerlandais d’équipement électrique Alfen qui produit des appareils de connexion, «smart grid», et des bornes de charges de véhicules.

Elle a profité du creux boursier pour investir dans Elia un autre spécialiste des réseaux électriques capable d’intégrer les énergies renouvelables ou encore pour se renforcer dans l’éolien offshore avec le danois Orsted (que l’on retrouve dans de nombreux portefeuilles verts et dont la valeur a doublé en trois ans) ou l’industrie du carton avec Svenska Cellulosa dont la valeur sur le long terme est, selon la gérante, assurée par ses actifs forestiers en Suède.

Les gérants de fonds labellisés Greenfin sont souvent plus exigeants encore que leur label.

Quelques classiques

«Tous les gérants qui se disent «verts» investissent dans des sociétés comme Schneider Electric ou Legrand, les valeurs du CAC 40 les plus avancées dans la démarche, mais ces groupes ne sont pas encore 100% verts» affirme Olivier Ken, gérant d’Ecofi Agir pour le climat, chez Ecofi Investissements, la filiale du Crédit Coopératif connue pour son engagement dans l’investissement socialement responsable (ISR) et dans l’économie solidaire.

S’il ne boude pas certaines de ces grandes valeurs comme Legrand «qui avait très bien résisté à la crise de 2008», Olivier Ken investit aussi 5 à 10% de son portefeuille dans des entreprises non cotées de l’économie verte et de l’économie sociale et solidaire. Ecofi Agir pour le Climat est donc aussi labellisé solidaire par l’association Finansol. Il peut détenir jusqu’à détenir 40% d’obligations vertes.

Ce sont surtout les énergies renouvelables, en bonne place dans son portefeuille, qui l’ont aidé à tenir la barre durant la crise du Covid : l’ex-pétrolier danois Orsted totalement reconverti à l’éolien offshore, ou l’espagnol Iberdrola qui lui a emboîté le pas pour s’imposer comme le leader mondial des énergies renouvelables, le portugais EDPR, devenu leader mondial de l’éolien. Il investit aussi dans des sous-traitants du secteur ferroviaire.

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