Bouyer Leroux met l’accent sur le développement durable – Moniteur

Les objectifs stratégiques du groupe industriel sont d’intégrer la transition énergétique dans ses procédés de fabrication.

Malgré la conjoncture et l’impact de la pandémie du Sars-Cov2 sur les métiers du bâtiment, Bouyer Leroux se porte bien. Plutôt bien même puisque certaines entités ont enregistrées en juin, juillet et août des niveaux de croissance de +30 à +70 %. Résultat, la coopérative industrielle spécialisée dans les matériaux de construction et la menuiserie a clos son exercice fin septembre à 350 M€ dont 50 % ont été généré par le marché de la rénovation (contre 20 % il y a sept ans).

Enveloppe de 60 M€

C’est dans ce contexte que le groupe coopératif, basé près de Cholet, a garanti son objectif de réduction de son empreinte carbone. « Conformément à la feuille de route présenté il y a deux ans, nous confirmons notre volonté d’intégrer pleinement la transition énergétique dans nos procédés de fabrication, explique son pdg, Roland Besnard. Une enveloppe d’investissements de 60 M€ d’ici à 2025 a été planifiée pour porter la part des énergies renouvelables à 90 % dans nos process. »

Centrale biomasse

Sur l’activité terre cuite du groupe, quatre projets sont d’ores et déjà engagés. Ils devraient porter à 55 % la part de la biomasse dans l’énergie thermique nécessaire à la fabrication de briques. Dans le détail,  8 M€ ont été engagé pour l’implantation d’un foyer biomasse pour les deux séchoirs de brique de son site de La Séguinière (Maine-et-Loire) ;   3,7 M€ pour une centrale solaire thermique Newheat pour compléter l’unité de cogénération d’électricité et de chaleur déjà installé et 500 K€ pour intégrer du porosant (biomasse) dans l’argile à Mably (Loire); et enfin 2,1 M€ pour l’aménagement d’une microcentrale qui gazéifie la biomasse à Saint-Martin des Fontaines (85). « D’ici à 2025, il restera donc plus de 26 M€ dans le plan pour passer de 55 % à 90 %, précise le dirigeant. Les principaux projets seront de basculer les fours de Mably et de Colomiers du gaz à la biomasse.»

Un responsable ressources

Pour conduire ce changement, « le poste de directeur des énergies évolue vers un poste de directeur environnement-énergies, poursuit Roland Besnard. Et nous avons créé un poste de responsable ressources pour assurer notamment nos approvisionnement en biomasse (sciures de bois, les coques de tournesol, les coproduits de céréales…) ».

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