Climat : des géants pétroliers en mode rattrapage pour rivaliser avec l’étranger – ICI.Radio-Canada.ca

L’entreprise Husky Energy basée à Calgary révise le système de rémunération de ses dirigeants. Dorénavant, une part de leurs rémunérations sera basée sur leur rendement en ce qui a trait à la réduction des émissions de carbone.

<q data-attributes="{"lang":{"value":"en","label":"Anglais"},"value":{"html":"Il est important d’agir et de faire preuve de leadership, mais il est aussi important que ce soit toute l’industrie canadienne qui le fasse","text":"Il est important d’agir et de faire preuve de leadership, mais il est aussi important que ce soit toute l’industrie canadienne qui le fasse"}} » lang= »en » >Il est important d’agir et de faire preuve de leadership, mais il est aussi important que ce soit toute l’industrie canadienne qui le fasse, explique la vice-présidente principale des affaires générales et des ressources humaines de l’entreprise, Janet Annesley.

Nous devons montrer au monde que nous savons comment gérer ces risques, pas seulement en tant que Husky, mais en tant qu’industrie.

Janet Annesley, vice-présidente principale, affaires générales et des ressources humaines, Husky Energy

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Nouvelle cible de diversité

L’initiative s’inscrit dans un nouveau plan de l’entreprise qui veut réduire ses émissions de carbone de 25 % au cours des cinq prochaines années. Mais, elle arrive aussi au moment où les investisseurs étrangers se concentrent de plus en plus sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).

Husky Energy va plus loin en instaurant un objectif pour favoriser la diversité au sein de sa direction. L’entreprise souhaite désormais que 25 % de ses postes de direction soient occupés par des femmes.

C’est unique. À mon souvenir, c’est la première fois que je vois une société pétrolière et gazière au Canada se fixer un objectif de diversité , explique Michelle Tan, associée chez Hugessen Consulting, qui conseille les entreprises en matière de rémunération des dirigeants.

Michelle Tan affirme que les objectifs de diversité sont plus fréquents dans d’autres industries, comme celle du secteur technologique.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Bateau manqué, selon un expert

Les entreprises de sables bitumineux sont de moins en moins populaires auprès des investisseurs en raison de leur caractère polluant, même si le secteur a fait des améliorations dans la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre.

C’est pourquoi les caisses de retraite, les assureurs et les sociétés d’investissement les mettent régulièrement sur leur liste noire ou réduisent leur implication dans les sables bitumineux de l’Alberta.

Olaf Weber, professeur à l’école spécialisée en environnement, en affaires et en développement à l’Université de Waterloo, étudie la finance durable. Il croit que les sociétés pétrolières et gazières canadiennes doivent aller au-delà de l’amélioration de leur performance environnementale.

Selon lui, l’industrie aurait dû prendre ce type de mesures environnementales, il y a de nombreuses années. Au lieu d’avoir une compensation liée à la réduction des émissions de carbone, il se demande s’il ne serait pas mieux de la relier à ce qui pourrait être de nouvelles stratégies commerciales, comme l’investissement dans les énergies renouvelables.

C’est trop peu, trop tard.

Olaf Weber, professeur à l’école spécialisée en environnement, en affaires et en développement à l’Université de Waterloo

Mauvaise évaluation des marchés, selon une autre

Meghan Harris-Ngae, qui dirige la pratique des services de changement climatique et de durabilité de la firme Ernst and Young pour l’Ouest canadien, voit les choses différemment.

L’industrie pétrolière et gazière a travaillé sur des initiatives environnementales pendant de nombreuses années, dit-elle, mais ce n’est que maintenant qu’elle commence à être reconnue pour ce qu’elle a fait.

Royal Dutch Shell, une société pétrolière et gazière anglo-néerlandaise, et la société espagnole Repsol, basent environ 10 % de la rémunération variable d’un cadre sur la performance en matière d’émissions de carbone, et ce, depuis plusieurs années.

Photo : iStock

L’une des choses que j’ai constatées, c’est que bon nombre des investissements qui ont été faits au fil des ans ne sont pas nécessairement reconnus comme il se doit sur les marchés financiers, ajoute-t-elle.

Elle cite, en exemple, l’entreprise Imperial Oil et d’autres sociétés énergétiques qui ont mis au point une nouvelle technologie pour utiliser des solvants dans la production des sables bitumineux comme moyen de réduire les coûts et les émissions de gaz à effet de serre.

Les entreprises de sables bitumineux ne cherchent pas seulement à réduire leurs émissions, elles essaient également de réduire l’utilisation de l’eau, les impacts sur les terres et les bassins de résidus, poursuit-elle.

Le directeur général de MEG Energy, Derek Evans, croit pour sa part qu’agir sur les questions ESG est la bonne chose à faire. Pour lui, il s’agit de faire en sorte que les entreprises des sables bitumineux, comme la sienne, aient un avenir dans un monde limité en carbone.

<q data-attributes="{"lang":{"value":"fr","label":"Français"},"value":{"html":"Nous avons une réserve estimée à 60ans et, pour nous assurer que ces actifs ne sont pas bloqués, nous devons continuer à démontrer que nous sommes un leader dans tous les aspects de l’ESG et que nous n’avons pas la tête coincée dans le sable à cet égard","text":"Nous avons une réserve estimée à 60ans et, pour nous assurer que ces actifs ne sont pas bloqués, nous devons continuer à démontrer que nous sommes un leader dans tous les aspects de l’ESG et que nous n’avons pas la tête coincée dans le sable à cet égard"}} » lang= »fr » >Nous avons une réserve estimée à 60 ans et, pour nous assurer que ces actifs ne sont pas bloqués, nous devons continuer à démontrer que nous sommes un leader dans tous les aspects de l’ESG et que nous n’avons pas la tête coincée dans le sable à cet égard, a-t-il déclaré, le mois dernier, lors d’une conférence virtuelle sur l’énergie.

Avec les informations de Kyle Bakx

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