La politique d’investissement de ces fonds n’est pas en accord avec la politique climatique du gouvernement, selon les jeunesses politiques.

C’est l’avis que partagent les jeunes des trois partis politiques du gouvernement qui demandent plus d’efforts de la part des autorités. A travers ses investissements, le fonds de pension participerait au réchauffement climatique de 2 à 3 degrés et ne permettrait pas la limitation du réchauffement planétaire de maximum 1,5 degré, comme stipulé par le gouvernement. Les investissements dans le charbon auraient même augmenté en 2019. Il en est de même pour le « Luxembourg Future Fund », qui participe à la diversification et au développement durable de l’économie luxembourgeoise.

Jeffrey Drui des jeunes libéraux souligne l’écart entre les mesures prises par le gouvernement pour inciter les citoyens à une vie plus écologiquement responsable avec les investissements réalisés avec leur argent. L’augmentation du prix des carburants, le recours massif aux énergies renouvelables ou aux moyens de transport alternatifs, la signature du PNEC ou encore l’organisation de l’étude Rifkin sont des actions en faveur de la sauvegarde du climat, mais en contrepartie, l’Etat utilise l’argent des contribuables pour l’investir activement dans des entreprises qui produisent des services ou des produits que l’on déconseille aux citoyens.

Les jeunes Verts, Socialistes et Libéraux s’accordent sur un souhait, celui d’investissements en accord avec la limite d’1,5 degré. Ils demandent également l’arrêt immédiat des investissements dans le charbon ainsi que le retrait des investissements publics luxembourgeois des entreprises qui font partie du 100 des plus grands pollueurs en matière de CO2. Des critères sociaux devraient également être davantage respectés.