Comment le Japon compte éliminer les véhicules à essence d’ici 2030 – Transition écologique et énergétique – L’Usine Nouvelle

Le Japon prévoit d’interdire tous les véhicules à essence au cours des 15 prochaines années, a annoncé son gouvernement le 25 décembre en dévoilant la feuille de route de son plan visant à atteindre la neutralité carbone et à générer près de 2 000 milliards de dollars par an de croissance verte d’ici 2050.

Cette « stratégie de croissance verte », centrée sur les secteurs de l’automobile et de l’hydrogène, s’inscrit dans le cadre du plan présenté en octobre 2020 par le Premier ministre Yoshihide Suga, qui souhaite aligner le Japon sur les critères ambitieux de l’Union européenne et de la Chine, notamment en matière de réduction des émissions polluantes.

Véhicules hybrides et à pile à combustible

Ce plan prévoit ainsi d’interdire la vente de nouveaux véhicules à moteur thermique (essence ou diesel) d’ici mi-2030, en les remplaçant par des véhicules électriques, notamment des véhicules hybrides et à pile à combustible. Comment ? Le gouvernement japonais mise dans les dix prochaines années sur une réduction de 50% du coût des batteries des véhicules électriques.

Conscient que sa consommation nationale d’électricité devrait augmenter de 30 à 50% d’ici 2050, il entend aussi revoir ses sources d’approvisionnement, en utilisant « autant que possible » les énergies renouvelables. Ces dernières devraient ainsi représenter 50 à 60% des sources d’énergie du pays d’ici 2050, contre moins de 20% aujourd’hui, en misant notamment sur le développement de l’éolien en mer, avec un objectif de production de 45 gigawatts d’ici 2040 contre 0,02 gigawatt actuellement.

Moins recourir à l’énergie nucléaire

Le Japon entend en parallèle réduire sa dépendance à l’égard de l’énergie nucléaire: les centrales nucléaires et thermiques – équipées de systèmes de captage du CO2 – ne fourniraient plus que 30 à 40% de l’approvisionnement en électricité en 2050, les 10% restants devant être produits à partir d’hydrogène et d’ammoniac.

L’Etat, qui offrira des allègements fiscaux et autres incitations financières aux entreprises, entend générer 90 000 milliards de yens (870 milliards de dollars) de croissance économique supplémentaire par an d’ici 2030 à travers les investissements dans la croissance verte et 190 000 milliards ($1 800 milliards) d’ici 2050.

Un fonds « vert » de 2.000 milliards de yens soutiendra les investissements des entreprises dans les technologies vertes.

avec Reuters (Kaori Kaneko; avec la contribution de RitsukoShimizu, Yuka Obayashi et Aaron Sheldrick; version française Jean-Michel Bélot)

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