Covid-19 : Nouveau départ pour la cause environnementale – Aujourd’hui Le Maroc

La journée internationale occultée mais avec des indicateurs fortement améliorés

La planète célébrait le 5 juin la journée internationale de l’environnement. L’événement qui d’habitude est l’occasion pour faire le bilan, est pratiquement passé inaperçu. Si la conjoncture actuelle, marquée par la pandémie mondiale, a certes relégué cet événement au second plan, il n’en demeure pas moins que la thématique environnementale a été plus que jamais présente lors de la crise sanitaire. Tous les experts et analystes du monde entier ont reconnu et établi que le ralentissement des activités économiques à l’échelle planétaire s’est directement traduit par une amélioration de nombreux indicateurs, notamment la qualité de l’air, la pollution des océans… Au Maroc, les chiffres sont édifiants. L’état d’urgence sanitaire et le confinement ont provoqué une baisse importante des niveaux de pollution, notamment atmosphérique.

Une étude menée sur la ville de Salé par la Faculté des sciences de l’Université Ibn Tofail de Kénitra, le Centre national pour l’énergie nucléaire, la science et la technologie (CNESTEN) et le Laboratoire national des études et de surveillance de la pollution (LNESP), fait ressortir une baisse considérable des niveaux de dioxyde de soufre (SO2), de dioxyde d’azote (NO2) et de PM10 durant la période s’étalant du 11 au 20 mars ainsi que pendant la durée de confinement allant du 21 mars au 2 avril. La même étude a révélé que la concentration de NO2 est passée de 5,6 à 0, 2 μg/m3 alors que celle du PM10 a rétrogradé de 114,6 à 28,3 μg/m3 alors que le SO2 est passé de 6,6 à 3,3 μ/m3.

Ces chiffres sont équivalents à une baisse spectaculaire de -96%, -75% et -49% respectivement. Ces données représentant une énième confirmation du lien étroit et mécanique entre les activités humaines, quelle qu’en soit la nature, et la préservation de l’environnement.
Au moment du retour au niveau d’activité normal, les politiques, les décideurs publics et les différents opérateurs et acteurs économiques seront très probablement amenés à repenser tout le système de production de consommation dans le sens d’une plus grande responsabilité environnementale. Au Maroc, les autorités viennent de faire le point concernant le suivi et l’accompagnement de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD).

Une réunion du comité du suivi et de l’accompagnement de la SNDD vient d’avoir lieu sous la présidence de Aziz Rabbah, ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement. Cette réunion, tenue à distance, et qui a vu la participation des secrétaires généraux des départements ministériels membres dudit comité ou de leurs suppléants, a été consacrée à la présentation du bilan des réalisations de la SNDD au titre de l’année 2019 concernant l’exemplarité de l’administration et les plans d’actions sectoriels du développement durable (PADD), ainsi que le plan d’action 2020-2021. Dans son discours, le ministre a mis l’accent sur l’importance que revêt la mise en œuvre du Pacte de l’exemplarité de l’administration (PEA) en matière de développement durable et a invité tous les départements à s’impliquer dans ce chantier structurant afin de faire de l’Administration le modèle à suivre dans ce domaine. Il a évoqué, à cet égard, l’importance d’utiliser les énergies renouvelables, de préserver les ressources en eau, de développer le travail à distance et d’adopter le courrier électronique et tout ce qui peut contribuer à réduire l’utilisation du papier.

Parmi les décisions phares du Comité, il y a notamment l’obligation pour tous les départements ministériels de prévoir dans leurs budgets annuels la mise en œuvre du PEA, l’évaluation de la Stratégie nationale de développement durable au cours de l’année 2021 afin de l’aligner sur les évolutions
nationales et les obligations internationales, et enfin la mise en place au niveau des régions d’un mécanisme pour assurer le suivi de la mise en œuvre de la SNDD. A noter enfin qu’à l’instar de la communauté internationale, le Maroc a célébré le 5 juin dernier la Journée mondiale de l’environnement sous le thème «Le temps de la nature». Ce slogan souligne l’importance de la biodiversité et son rôle économique, social et environnemental ainsi que l’impact de sa dégradation sur la santé humaine.

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