EN DIRECT – Débat élection présidentielle : Biden qualifie de «criminelle» la politique migratoire de Trump – Le Figaro

Le débat est à présent terminé, merci de l’avoir suivi.
«Ce qui ce joue dans les urnes, c’est le caractère de ce pays. La décence. L’honneur. Le respect. Traiter les gens avec dignité. S’assurer que tout le monde a une chance. Et je vais m’assurer que vous ayez cela. Vous ne l’avez pas eu ces quatre dernières année», a conclu Joe Biden en s’adressant aux électeurs américains.
Joe Biden a souligné la nécessité de multiplier les sources d’énergie renouvelable et de tourner le dos aux énergies fossiles, attaquant Trump pour ses commentaires passés sur l’énergie éolienne qui selon le président américain causerait le cancer.
– «J’en sais plus que vous sur l’éolien», a répliqué Trump. «C’est très cher. Cela tue les oiseaux.»

Le président a de nouveau insisté sur le fait que Biden interdirait la fracturation hydraulique, même si le démocrate a répété à plusieurs reprises qu’il ne le ferait pas. «Je n’ai jamais dit que je m’opposais à la fracturation hydraulique», insiste Biden. «Vous l’avez dit, c’est enregistré!» répond Trump. «Montrez la vidéo!» surenchérit Biden.

Biden a reconnu qu’il était en faveur de la transition des combustibles fossiles vers des sources d’énergie renouvelables, ce sur quoi Trump a rebondi pour affirmer que le candidat démocrate «serait mauvais pour l’économie».
La modératrice Kristen Welker observe que les deux candidats ont des visions très différentes sur le changement climatique et demande comment ils le combattraient tout en préservant les emplois
Trump déclare qu’il aime l’environnement et veut que les Etats-Unis aient l’eau et l’air les plus propres. «Nous avons le meilleur, le plus bas taux d’émissions de carbone», dit-il. En revanche, il accuse la Chine et la Russie d’être «sales».

Toujours sur le thème du changement climatique, Trump critique les éoliennes et affirme qu’il «aime l’énergie solaire, mais ce n’est pas encore assez puissant pour vraiment faire fonctionner nos grandes et belles usines».

Biden a répondu en disant que Trump était «l’un des présidents les plus racistes que nous ayons eu dans l’histoire moderne». «Il déverse de l’huile sur chaque feu raciste», a déclaré Biden, notant que Trump avait commencé sa campagne de 2016 en attaquant les Mexicains comme des «violeurs».
Donald Trump réaffirme qu’il est le président américain qui a fait le plus pour la communauté afro-Américaine «depuis Abraham Lincoln», et ajoute que Joe Biden, lorsqu’il était vice-président de Barack Obama, n’a rien fait pour les Noirs américains. «Je suis la personne la moins raciste dans cette pièce», a-t-il ajouté.
«Il existe un racisme institutionnel en Amérique», a estimé Joe Biden. Le candidat démocrate estime qu’il devrait y avoir un meilleur accès à la scolarité, aux aides financières et à la sécurité pour la communauté afro-Américaine.
Donald Trump: «Les enfants sont amenés ici par des « coyotes » et beaucoup de méchants, des cartels … Nous laissons entrer des gens mais ils doivent entrer légalement.»

Lorsqu’on lui demande s’il a un plan pour réunir les familles séparées à la frontière mexicaine, Trump répond: «Ils sont si bien pris en charge.»
Le président américain s’en est également pris aux politiques d’immigration de l’administration Obama, dénonçant la pratique du « catch and release », dans laquelle les sans-papiers sont libérés en attendant leur procès. Lors du débat, Trump a suggéré que cette pratique ne fonctionnait que pour ceux qui ont le «quotient intellectuel le plus bas».

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a accusé jeudi Donald Trump d’avoir mené une politique «criminelle» vis-à-vis des enfants migrants.

Selon une association américaine de défense des droits humains, les parents de quelque 545 enfants de migrants qui avaient été séparés aux Etats-Unis après avoir illégalement traversé la frontière, n’ont pas pu être localisés.

«Ces enfants sont seuls, nulle part où aller (…) c’est criminel!», a fustigé l’ancien vice-président.

Joe Biden a déclaré qu’il renforcerait l’Obamacare en y ajoutant une option publique, un plan qu’il a baptisé «Bidencare». Le candidat démocrate a également souligné qu’il soutenait l’assurance privée, se distançant de certains de ses anciens rivaux principaux. «La santé n’est pas un privilège, c’est un droit», a déclaré Joe Biden. «Chacun devrait avoir le droit de bénéficier de soins de santé abordables.»


A Donald Trump qui l’accusait de vouloir mettre en place la politique de «la gauche radicale», Joe Biden a rappelé qu’il l’avait emporté lors des primaires démocrates où d’autres candidats étaient plus ancrés à gauche que lui. «Il est un peu perdu, il croit qu’il affronte quelqu’un d’autre. Il affronte Joe Biden!», a-t-il ironisé.

Faisant écho à ses commentaires dans l’émission «60 minutes», Donald Trump a déclaré qu’il espérait que la Cour suprême démantèlerait la loi sur les soins abordables, également connue sous le nom d’Obamacare (ACA).
«Obamacare n’est pas bon», a déclaré Trump. «Ce que nous aimerions faire, c’est y mettre fin», a-t-il affirmé.

Le président américain a de nouveau accusé Joe Biden de vouloir une «médecine socialisée».

Le candidat démocrate Joe Biden a dénoncé la relation de proximité développée par Donald Trump avec le leader nord-coréen Kim Jong Un, qu’il a qualifié de «voyou», comparant même cette stratégie diplomatique à un rapprochement avec le dictateur Adolf Hitler.

Le président républicain était interrogé sur ses trois rencontres avec Kim Jong Un durant son mandat. Il s’est vanté d’avoir éloigné la menace d’une «guerre nucléaire».

«Qu’est-ce qu’il a fait? Il a légitimé la Corée du Nord», a répliqué son adversaire démocrate sur scène à Nashville (Tennessee). «Il en a parlé comme de son bon ami, qui est un voyou», a-t-il ajouté.

Relevant que le leader du régime reclus n’avait «pas voulu» rencontrer Barack Obama lorsqu’il était au pouvoir et Joe Biden son vice-président, Donald Trump a accusé les deux hommes de lui avoir laissé «un bazar» en héritage à sa prise de fonctions. Il fait valoir l’amélioration, selon lui, de la situation avec la Corée du Nord sous sa houlette: «Nous ne sommes pas en guerre. Nous avons une très bonne relation».

«C’est comme dire que nous avions une bonne relation avec Hitler avant qu’il n’envahisse l’Europe», a répondu Joe Biden. Le candidat démocrate a affirmé qu’il accepterait lui aussi de rencontrer Kim Jong Un, mais sous la condition d’une promesse de dénucléarisation de la péninsule coréenne.

«La raison pour laquelle (Kim Jong Un) ne voulait pas rencontrer le président Obama est parce qu’il lui disait « nous allons parler de dénucléarisation. Nous n’allons pas vous légitimer »», a assuré Joe Biden.

Attaqué par Joe Biden sur ses impôts – le New York Times a révélé que Donald Trump n’avait payé que 750 dollars d’impôts sur le revenu l’année de son élection, Donald Trump a affirmé les avoir «prépayés». «J’ai prépayé mes impôts, des dizaines de millions de dollars», insiste Trump, malgré son refus depuis des années de publier ses déclarations de revenus.«L’IRS (le fisc américain) me traite horriblement. Je suis très mal traité par l’IRS, de manière très injuste», a estimé Donald Trump, faisant référence à l’agence qui collecte les impôts.

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden, invité par le président Donald Trump à «s’expliquer» sur des allégations de corruption, a affirmé jeudi n’avoir jamais reçu d’argent d’un pays étranger. «Jamais de ma vie je n’ai pris un centime d’une source étrangère», s’est défendu Biden.

Le président républicain dénonce depuis plusieurs semaines les affaires de Hunter Biden en Ukraine et en Chine, au moment où son père, Joe, était vice-président de Barack Obama (2009-2017).

Le candidat démocrate a contre-attaqué en reprochant au président de n’avoir jamais accepté de publier ses déclarations d’impôts. «Que cachez-vous?», a-t-il demandé.

Donald Trump appelle Joe Biden à «s’expliquer» sur les allégations de corruption.

«Joe, je pense que vous devez une explication aux Américains», a insisté le président-candidat qui a accentué ces derniers jours ses attaques personnelles sur l’intégrité de son adversaire, martelant, sans éléments concrets à l’appui, que la famille Biden est une «entreprise criminelle». «Vous étiez vice-président quand c’est arrivé, et ça n’aurait jamais dû arriver», a ajouté l’ex-magnat de l’immobilier, qui avait invité dans le public un ex-associé de Hunter Biden, Tony Bobulinski, qui accuse le fils du candidat d’avoir utilisé son nom de famille pour gagner «des millions» à l’étranger, avec l’assentiment de son père. Evoquant cet invité, Donald Trump a jugé que son récit était «accablant». Evoquant cet invité, Donald Trump a jugé que son récit était «accablant». «N’essayez pas de vous présenter en bébé innocent!», a-t-il lâché un peu plus tard.

«Je n’ai jamais reçu d’argent de la Russie. Je ne reçois pas d’argent de la Russie» a déclaré Donald Trump, affirmant que la famille de Biden a été enrichie par des oligarques russes. «Il n’y a personne de plus dur que moi avec la Russie», dit Trump, ajoutant qu’il a convaincu les pays de l’OTAN de mettre plus d’argent pendant sa présidence «pour se protéger de la Russie». «Ils vous payaient beaucoup d’argent et ils le font probablement encore», a affirmé Donald Trump à l’endroit de Joe Biden.

«Si je suis élu», Moscou, Pékin et Téhéran «paieront» leurs ingérences dans l’élection américaine, a affirmé Joe Biden.

«J’ai dit clairement que n’importe quel pays qui interfère dans les élections américaines, en paiera le prix. Ils paieront un prix. Cette élection sera la dernière à laquelle la Russie a participé. La Chine a été impliquée dans une certaine mesure, et maintenant nous apprenons que l’Iran est impliqué. Ils paieront un prix si je suis élu, ceux qui interfèrent avec la souveraineté américaine. C’est ce qui se passe actuellement. Ils interfèrent avec la souveraineté américaine.»

Le directeur du renseignement américain a accusé mercredi soir la Russie et l’Iran d’avoir mis la main sur les données de certains électeurs américains et d’avoir entrepris des actions pour les influencer à l’approche de la présidentielle du 3 novembre.

Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Joe Biden a vivement critiqué jeudi Donald Trump sur sa gestion de la crise du coronavirus, qui le disqualifie selon lui pour rester au pouvoir, en ouverture du débat. «Quelqu’un qui est responsable d’autant de morts ne devrait pas pouvoir rester président des Etats-Unis d’Amérique», a déclaré Joe Biden, accusant le président américain de ne «toujours pas avoir de plan» pour gérer l’épidémie de Covid-19. Celle-ci a causé plus de 222.000 morts aux Etats-Unis, de loin le pays le plus touché du monde.

«Il n’y a pas un seul scientifique sérieux au monde qui pense que ça va disparaître bientôt», a-t-il martelé, alors que le locataire de la Maison Blanche ne cesse d’assurer le contraire.

«Le fait est que quand on savait que ça allait arriver, quand ça a frappé, que s’est-il passé? Qu’a dit le président? Il a dit, ne vous inquiétez pas, ça va disparaître. Ca a commencé à Pâques. Ne vous inquiétez pas. Le beau temps va régler ça, ne vous inquiétez pas. Injectez peut-être de l’eau de Javel. (…) Nous sommes sur le point de perdre 200.000 personnes supplémentaires», a affirmé Joe Biden.

«Nous le combattons très fermement», a déclaré à propos du coronavirus le président républicain, arrivé sans masque sur la scène de Nashville, dans le Tennessee, trois semaines après avoir été diagnostiqué positif au coronavirus.

Il a évoqué sa propre hospitalisation et guérison en assurant à nouveau être «immunisé».

«Nous avons un vaccin qui arrive, il est prêt, il sera annoncé dans les prochaines semaines», a-t-il encore assuré, portant sa célèbre cravate rouge, avant de se montrer plus évasif sur le calendrier.

«Nous avons un problème. C’est un problème mondial. Mais j’ai été félicité par les dirigeants de nombreux pays pour ce que nous avons pu faire»
, a-t-il également affirmé.

Le président américain Donald Trump et son rival démocrate Joe Biden se sont retrouvés jeudi soir à Nashville (Tennessee) pour leur dernier débat, à 12 jours du scrutin. Les deux candidats – cravate rouge pour Donald Trump, cravate bleue pour Joe Biden – se sont salués d’un petit geste à leur arrivée sur scène tout en restant à distance.

Les accusations contre Joe Biden. Le directeur de campagne de Donald Trump, Bill Stepien, a prévenu: le président a l’intention de parler des affaires de Hunter Biden, fils de Joe Biden. Le président républicain essaie régulièrement d’attirer l’attention sur les affaires de Hunter Biden en Ukraine et en Chine, au moment où son père, Joe, était vice-président de Barack Obama (2009-2017). Il accuse Joe Biden d’avoir obtenu le limogeage d’un procureur ukrainien pour protéger une entreprise gazière, Burisma, de poursuites pour corruption, car son fils siégeait au conseil d’administration du groupe. Le démocrate a assuré à plusieurs reprises ne pas avoir discuté avec son fils de ses activités en Ukraine. Quant au procureur limogé, Joe Biden a bien demandé son départ, mais le FMI et l’Union européenne aussi, en raison de ses piètres résultats contre la corruption. La semaine passée, le journal conservateur New York Post avait publié un article censé contenir la preuve d’une intervention de Joe Biden en faveur de son fils, mais ce dernier est sujet à caution et n’a pas rencontré l’écho espéré au-delà du cercle des partisans du président républicain.

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A coups de tweets ou de sorties tonitruantes, Donald Trump a cassé les codes, avec un goût affiché pour la provocation et une tendance déconcertante à mettre en scène son amitié avec les adversaires des Etats-Unis. Rarement dirigeant américain aura autant malmené ses alliés. Il raille la «stupidité» du «premier ministre» français, Emmanuel Macron et affiche son dédain pour Angela Merkel. Par contraste, il vante son «alchimie» avec Kim Jong Un et choque son propre camp en se montrant conciliant avec Vladimir Poutine. Trump a sacrifié les accords internationaux sur l’autel de «l’Amérique d’abord»: il a quitté l’accord de Paris sur le climat, celui sur le nucléaire iranien, le traité de libre-échange transpacifique et l’Organisation mondiale de la santé. Et il remet régulièrement en cause l’Otan. «La crédibilité et l’influence des Etats-Unis dans le monde ont reculé depuis que le président Barack Obama et moi-même avons quitté le pouvoir», écrivait Joe Biden dans la revue Foreign Affairs en début d’année. Avant de promettre de faire en sorte que «l’Amérique guide à nouveau le monde». Mais s’il est élu, le démocrate devra composer avec un monde différent et ne pourra se contenter d’un simple retour en arrière.

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Le supplice de George Floyd, cet Afro-Américain de 46 ans, mort suffoquant pendant de longues minutes sous le genou d’un policier blanc impassible, le 29 mai à Minneapolis (Minesotta), a suscité une vague de protestations dans le monde entier et ravivé les plaies de la division raciale en Amérique. Au plus fort des émeutes, la Maison-Blanche s’est transformée en camp retranché. Les deux candidats ont répondu aux événements de manières opposées. Trump a fait de la loi et de l’ordre («law and order») son principal thème de campagne, et mis en garde contre le risque d’anarchie en cas de victoire de Joe Biden. Lors du précédent débat, il a refusé de condamner les groupuscules et milices d’extrême droite. Ancien vice-président d’Obama, Joe Biden est populaire auprès de beaucoup d’électeurs noirs. Il s’est exprimé sur la nécessité de réparer les fractures raciales, et a préconisé des réformes de la police. Il a critiqué Trump pour avoir attisé les «flammes de la haine» et «transformé ce pays en un champ de bataille», appelant à une prise de conscience du racisme systémique de la société américaine.

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Avec la confirmation plus que probable de la juge conservatrice Amy Coney Barrett à la Cour suprême, des acquis tels que l’avortement ou encore le mariage homosexuel pourraient se retrouver menacés. La magistrate, une fervente catholique choisie par Donald Trump pour remplacer l’icône progressiste Ruth Bader Ginsburg, décédée huit jours plus tôt, est restée floue sur ces questions lors de son audition par le Sénat américain. S’agissant de l’avortement, elle a même laissé entendre que l’arrêt de la haute Cour ayant reconnu ce droit en 1973 (Roe v. Wade) n’était pas gravé dans le marbre. S’agissant du mariage homosexuel, Barrett a hérissé la communauté LGBT en évoquant «le choix» de l’orientation sexuelle, mais à également botté en touche sur cette question. Donald Trump est également resté évasif sur le droit à l’avortement lors de son townhall (débat face aux électeurs) du 15 octobre. Or, les sondages montrent que les Américains dans leur grande majorité y sont très attachés (66% pour le droit à l’avortement et 60% pour le mariage homosexuel).

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Le démocrate Joe Biden, qui semble s’être réservé pour l’événement puisqu’il n’a pas tenu de meeting au cours des trois derniers jours, s’est fendu d’un tweet tout en économie : «Prêt».
https://twitter.com/JoeBiden/status/1319435367653593088?ref_src=twsrc%5Etfw
Près de 223.000 personnes sont mortes du Covid-19 aux Etats-Unis. Ces bilans sont probablement sous-évalués, comme le montre une étude américaine des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) publiée mardi, selon laquelle la surmortalité liée à la pandémie a en réalité été de 300.000 personnes. Le cap des 8 millions de cas a été dépassé, un chiffre lui aussi très en dessous de la réalité, puisque des études d’anticorps ont révélé qu’environ 10% de la population américaine avait été infectée, soit une trentaine de millions d’habitants. Malgré la circulation très active du virus, Donald Trump n’envisage pas de nouvelles mesures de restrictions. Les sociétés américaines Pfizer et Moderna prévoient de demander l’autorisation de leurs vaccins contre le Covid-19 d’ici fin novembre aux Etats-Unis, ce qui marquerait un record de vitesse absolu pour le développement d’un vaccin. Mais le lancement éventuel de la vaccination d’ici le Nouvel an sera trop limité pour contenir à lui seul l’épidémie, qui en est à son troisième rebond aux Etats-Unis. Le premier pic de l’épidémie s’est produit en avril, lorsqu’elle a durement frappé New York et le Nord-Est. Puis le Sud et l’Ouest ont contribué au deuxième pic en juillet, et c’est désormais le Midwest et le Nord qui sont les plus touchés.

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Comme 47 millions d’Américains, Kate Rubins a voté par anticipation aux élections du 3 novembre. Mais l’astronaute est la seule à avoir utilisé une urne spatiale. «A bord de la Station spatiale internationale: j’ai voté aujourd’hui», a-t-elle écrit en légende d’une photo mise en ligne jeudi 22 octobre sur le compte Twitter de la Nasa.

https://twitter.com/NASA_Astronauts/status/1319375479669846017?ref_src=twsrc%5Etfw

Les cheveux flottant en apesanteur, l’astronaute de 42 ans pose devant un signe manuscrit indiquant «bureau de vote de l’ISS», où elle est arrivée à la mi-octobre. A défaut d’isoloir et de bulletins papier, elle a en fait voté par un courrier électronique crypté, transmis à un agent électoral sur Terre. Trois autres astronautes américains devaient faire de même, mais leur mission, prévu pour le 31 octobre, a été ajournée et ils seront sur Terre le jour du scrutin.

Les règles de vote aux Etats-Unis varient d’un Etat à l’autre, mais au Texas, où sont basés les astronautes américains, une loi a été adoptée en 1997 pour explicitement prévoir la procédure de vote depuis l’espace. Plusieurs astronautes en ont déjà fait usage, à commencer par Kate Rubins qui était déjà dans les étoiles lors des élections de 2016.

Dans un message vidéo enregistré avant son départ, elle juge «essentiel de participer à la démocratie» américaine. «C’est important que tout le monde vote», poursuit-elle. «Si nous y arrivons depuis l’espace, je pense que les gens pourront aussi y arriver d’en bas.»

Jeudi 22 octobre, à douze jours du scrutin, plus de 47 millions d’Américains avaient déjà voté par courrier ou en personne, soit plus de 30% de la participation totale en 2016, selon l’organisation indépendante Elections Project. Au total, quarante-trois États et la capitale fédérale Washington ont mis en place des systèmes de vote par anticipation pour l’élection. Les démocrates ont appelé à voter à l’avance, comme mesure de précaution en raison de la pandémie. En face, le camp Trump dénonce, sans preuves à l’appui, une démarche susceptible de «truquer» les résultats, et promet que ses électeurs se déplaceront eux en masse le 3 novembre pour faire mentir les sondages le donnant battu. Le scrutin de 2020 promet de battre tous les records. Dans certains Etats comme la Georgie, certains électeurs ont dû patienter plus de dix heures pour pouvoir déposer leur bulletin, provoquant un début de polémique sur la suppression de bureaux de vote dans certains comtés.

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Les sondages sont inquiétants pour Donald Trump. À tel point que plusieurs ténors du «GOP» (Grand Old Party, le parti républicain) s’inquiètent ouvertement d’un raz-de-marée démocrate, qui pourrait leur coûter non seulement la présidence, mais aussi le Congrès. Assez pour pousser le sénateur Lindsey Graham à confesser auprès de ses rivaux démocrates qu’ils avaient «de bonnes chances de gagner la Maison Blanche», une prise de position rarissime pour cette figure du parti républicain. Les propos du sénateur républicain Ted Cruz, évoquant le spectre d’un «bain de sang» pour le parti conservateur ont aussi marqué les esprits. Joe Biden mène de dix points dans la moyenne nationale des sondages. Mais surtout, bien qu’avec une marge plus étroite, dans les États-clés qui font les élections aux États-Unis en basculant d’un parti à l’autre. Mais les observateurs appellent à la prudence, rappelant qu’en 2016 Hillary Clinton était elle aussi en avance d’une dizaine de points dans les sondages à quelques semaines du scrutin.

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Le deuxième débat prévu le 15 octobre n’ayant pu avoir lieu pour des raisons sanitaires, les deux candidats sont apparus le soir même sur deux chaînes de télévision concurrentes pour répondre aux questions des électeurs américains, dans ce qui s’appelle un «town hall». Trump sur NBC depuis la Floride, et Biden sur ABC depuis son État natal de Pennsylvanie. Tendu, agressif, s’agaçant des questions qui lui étaient posées en particulier sur les raisons pour lesquelles il portait si peu le masque, Donald Trump a refusé tout mea culpa. Le contraste était saisissant avec son adversaire démocrate, nettement plus calme. Selon les données transmises par l’institut Nielsen, le «town hall» de l’ancien présentateur de télé-réalité a été moins regardé que celui de son adversaire démocrate (13.461.000 téléspectateurs contre 14.135.000).

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Le deuxième débat prévu le jeudi 15 octobre à Miami, en Floride, entre Joe Biden et Donald Trump n’a finalement pas eu lieu. Le président américain étant traité pour le Covid-19, la commission indépendante chargée d’encadrer les débats présidentiels avait proposé d’organiser en lieu et place un débat virtuel, se tenant «dans des lieux séparés» et «à distance», afin de «préserver la santé et à garantir la sécurité de tous les participants». «Inacceptable», avait estimé Donald Trump, estimant ne plus être contagieux. «Je ne vais pas perdre mon temps dans un débat virtuel. Débattre ce n’est pas ça». Son directeur de campagne a enfoncé le clou dans un communiqué, accusant la commission des débats présidentiels de «voler à la rescousse» de Joe Biden, accusé d’être moins énergique et pugnace.

Le vice-président américain Mike Pence et la sénatrice démocrate de Californie Kamala Harris, qui brigue son poste, se sont affrontés mercredi 7 octobre à Salt Lake City, dans l’Utah, lors d’un débat aux enjeux décuplés par l’hospitalisation de Donald Trump et la forme supposée de Joe Biden. Le vice-président est en effet appelé à remplacer le président des États-Unis en cas de décès ou d’incapacité. L’unique débat entre colistiers avait pris un relief encore plus particulier étant donné l’incertitude planant sur la tenue même d’un nouveau débat entre les deux candidats à la présidence. Les mesures de précaution sanitaire avaient été renforcées par rapport au débat présidentiel du 29 septembre: des parois en plexiglas séparaient le vice-président et la sénatrice, assis derrière des pupitres éloignés de quatre mètres. La gestion de la pandémie de Covid-19 a dominé les échanges, qui ont globalement été fermes mais courtois. A l’issue du débat, Kamala Harris avait été jugée gagnante par un panel d’électeurs.

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Testé positif au Covid-19 deux jours après le premier débat, Donald Trump, est resté en retrait de la campagne pendant onze jours, transféré à l’hôpital Walter Reed pour y subir un traitement expérimental, puis une convalescence à la Maison Blanche. Lundi 12 octobre, il  a repris sa campagne à un rythme effréné, avec l’espoir de rattraper son retard sur Joe Biden d’ici l’élection du 3 novembre. Se déclarant «immunisé» contre la maladie, le milliardaire républicain multiplie les attaques contre son adversaire et les meetings dans les États-clefs, à raison d’un par jour, toujours sans masque ni distanciation sociale. Le président américain clame désormais, contre toute évidence scientifique, que le virus peut-être vaincu, que des remèdes existent, et qu’un vaccin sera bientôt disponible.

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Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a pulvérisé son propre record mensuel en récoltant 383 millions de dollars en septembre, grâce notamment à une avalanche de dons après son premier duel télévisé contre Donald Trump, qui a fait beaucoup moins bien avec 248 millions. Motivés par le premier débat tempétueux contre le président républicain mais aussi la mort de la juge progressiste de la Cour suprême, Ruth Bader Ginsburg, les donateurs démocrates se sont mobilisés comme jamais.

La cacophonie du premier débat a déprimé de nombreux téléspectateurs. «Film d’horreur», «pire débat de l’histoire», «fiasco», «shitshow» (bordel): les commentateurs n’avaient pas de mots assez durs pour décrire le premier duel télévisé de la présidentielle américaine, qui a opposé le 29 septembre le président sortant Donald Trump au démocrate Joe Biden, sans vrai débat d’idées. Donald Trump a interrompu 71 fois son rival démocrate, ce dernier ne l’ayant interrompu que 22 fois. Au point que certains avaient appelé à l’annulation des deux suivants. Les organisateurs ont donc annoncé à trois jours de l’échéance qu’ils couperaient les micros des candidats lorsqu’ils n’ont pas la parole, afin que chacun puisse s’exprimer pleinement pendant deux minutes ininterrompues. Une fois que les deux candidats auront utilisé leurs deux minutes, une discussion ouverte sera possible, avec cette fois les deux micros ouverts. Le bouton “mute” n’est pas contrôlé par la modératrice du débat, mais par un membre de la commission indépendante qui supervise l’organisation des débats, en coulisses. Un membre de chacune des équipes des candidats surveillera cette personne.

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La première confrontation télévisée entre Joe Biden et Donald Trump a eu lieu le 29 septembre à Cleveland, dans l’Ohio, un Etat-clé. Si le président américain a le plus souvent interrompu son interlocuteur, Joe Biden n’a pas été en reste, taxant Donald Trump de «menteur», de «clown» ou de «marionnette de Poutine», et lâchant un tonitruant «Tu vas la fermer mec!». «Il n’y a rien d’intelligent en vous!», avait rétorqué l’ancien homme d’affaires de New York. Le candidat démocrate a reproché à son adversaire ses parties de golf pendant que le pays dénombrait 200.000 morts du coronavirus. L’actuel occupant de la Maison blanche a maintes fois rappelé que Joe Biden était dans la politique depuis 47 ans et n’avait rien fait. Il a défendu son bilan en disant avoir sauvé des millions de vies en fermant les frontières, tout en assurant qu’un vaccin contre le coronavirus serait bientôt prêt. Le duel a été regardé par 73,1 millions d’Américains. Un score honorable, en-deçà toutefois des audiences du premier débat entre Hillary Clinton et Donald Trump, en 2016, qui avait culminé à 84 millions de téléspectateurs.

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Les deux hommes que tout oppose sur l’échiquier politique ont aussi des points communs, rappelle notre correspondant Adrien Jaulmes dans un portrait croisé, à lire ci-dessous : ils sont les plus vieux candidats de toutes les campagnes présidentielles récentes ; tous deux ont un tempérament explosif et un rapport un peu problématique avec les faits. «Ce ne sont pas des orateurs au sens classique du terme. Les deux candidats ont tendance à sortir des cadres habituels du discours politique. Trump avec des remarques provocatrices qui scandalisent ses adversaires et ravissent ses partisans. Biden avec des bourdes à répétition. Par cet usage instinctif du langage, tous les deux parviennent à se présenter comme des Américains moyens, en rupture avec les technocrates et les politiciens professionnels, avec leurs éléments de langage et leurs conseillers en communication.»

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Lors du premier débat, les candidats étaient arrivés trop tard pour être testés avant l’émission, et l’organisation avait dû se contenter de déclarations sur l’honneur des équipes de campagne, avait-on appris deux jours plus tard, en même temps que le test positif de Donald Trump. Interrogé sur la date de son dernier test négatif, le président américain n’a jamais été en mesure de fournir une réponse claire. Cette fois, les deux candidats ont d’ores et déjà annoncé avoir effectué des tests de dépistage du Covid-19 qui se sont révélés négatifs. Ce qui a poussé les organisateurs à retirer les écrans de plexiglas qui avaient été installés entre les pupitres des deux candidats. Comme lors du premier débat, aucune poignée de main n’est prévue entre les deux candidats, et l’audience a été réduite à 200 personnes, moins que la dernière fois. Lors du premier débat, le clan Trump avait ostensiblement retiré les masques dans la salle et refusé de les remettre. Cette fois, toute personne refusant de porter un masque sera invitée à sortir.

Saura-t-elle éviter la cacophonie du premier débat? La journaliste de NBC Kristen Welker, qui animera ce soir le deuxième et dernier duel entre Donald Trump et Joe Biden, est déjà taxée de partialité pro-démocrate par le président et son entourage. «Kristen Welker est une gauchiste démocrate endurcie», a affirmé lundi à Phoenix le président américain, selon une stratégie éprouvée qui consiste à tenter de décrédibiliser par avance l’animateur du débat. Il en a remis une couche mardi, en relevant que les parents de cette journaliste qui couvre la Maison Blanche depuis 2011 – première femme de couleur à animer un débat présidentiel depuis 1992 – étaient de fervents démocrates. En janvier, Donald Trump avait pourtant félicité la même Kristen Welker pour son intronisation comme co-présentatrice de la matinale du week-end sur NBC. Habituée des interviews politiques, la quadragénaire au ton posé et précis succède donc à Chris Wallace, débordé par les interruptions répétées de Donald Trump lors du premier débat le 29 septembre, qui avait tourné au pugilat verbal entre les deux candidats.

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La pandémie de Covid-19, la famille, la question raciale, le changement climatique, la sécurité nationale et le «leadership» figurent parmi les six sujets dont débattront les candidats lors de ce duel télévisé. Ils ont été choisis par la journaliste Kristen Welker, qui animera le débat, et qui a choisi d’écarter le sujet très politique de la Cour suprême au profit du changement climatique, mais les autres sont assez semblables à ceux du premier round. Selon le New York Times, les sujets ont fait l’objet d’âpres discussions, l’équipe de campagne de Donald Trump demandant à ce que la politique étrangère soit mise à l’honneur, et accusant l’organisation de favoriser Joe Biden. Le format retenu suit un modèle bien rodé, à savoir qu’il sera divisé en six segments de quinze minutes, un par thématique. Les candidats s’expriment chacun à tour de rôle durant deux minutes. Le temps restant est utilisé par la modératrice pour relancer les candidats et «creuser» le sujet. Les débats ne donnent lieu à aucun «fact-checking», c’est-à-dire que la véracité des propos des candidats n’est pas vérifiée.

Il a été l’un des plus jeunes sénateurs américains. Il sera peut-être le plus vieux président des États-Unis. «Dans une Amérique profondément divisée politiquement (…) cet ancien sénateur à la carrière plutôt banale ne semble pas le mieux taillé pour se mesurer à Trump. Joseph Robinette Biden, six fois élu dans son État du Delaware, mais candidat malheureux à plusieurs primaires présidentielles avant de devenir le vice-président d’Obama, a laissé dans les mémoires le souvenir d’un politicien sans grandes qualités ni gros défauts, plutôt que celui d’un homme providentiel. Mais c’est finalement peut-être sa banalité qui aura convaincu les électeurs démocrates de le choisir comme leur candidat», écrit notre correspondant Adrien Jaulmes dans un portrait du candidat, à lire ci-dessous. Biden n’a ni l’aisance oratoire ni le charisme de Barack Obama, mais le candidat démocrate, dont la vie a été marquée par de grands drames, est aussi profondément humain et enclin à l’empathie, ce qui le rend populaire.

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Jamais un  président des États-Unis n’aura été l’objet d’autant d’ouvrages publiés du temps de son exercice. Qu’ils émanent d’anciens collaborateurs et conseillers, du cercle familial, de journalistes ou de psychiatres, aucun n’est tendre avec Donald Trump, présenté comme misogyne, raciste, puéril, paresseux, mal informé, incompétent, impulsif, narcissique, menteur pathologique, pervers, psychopathe… Bref, «inapte à la fonction». Aucune de ses critiques ne semble néanmoins ternir son image auprès de sa base électorale, au contraire. Les attaques de ses adversaires semblent toujours se retourner contre eux. Les démocrates en ont fait l’amère expérience avec un procès en impeachment aux retombées politiques incertaines, qui ne parvint pas à démontrer de manière sûre qu’il y a bien eu collusion entre le candidat Trump et la Russie pour fausser la campagne électorale de 2016. Pour le Washington Post, pas de doute : Trump est «le pire président des temps modernes».

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Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans ce live consacré au deuxième et dernier débat de l’élection présidentielle américaine de 2020, qui oppose le Républicain Donald Trump au Démocrate Joe Biden, à Nashville, dans le Tennessee. Tout au long de cette soirée, Le Figaro vous accompagne pour vous permettre de mieux en cerner les enjeux.

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