Energies renouvelables. Deux projets d’unité de méthanisation en Pays de L’Aigle – actu.fr

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La méthanisation, comment ça marche ? (©Document Quelia)

Les énergies renouvelables sont dans l’air du temps et le Pays de L’Aigle (Orne) n’est pas à l’écart de cette tendance. En avril 2019, nous avons présenté le projet Agriméthane en Ouche élaboré par 28 cultivateurs, éleveurs laitiers, bovins viande et volailles issus de 13 exploitations agricoles du Pays d’Ouche auxquelles il faut ajouter la coopérative Origenplus (Ndlr : la coopérative d’insémination animale à L’Aigle).

7 500 tonnes de CO2 en moins

Président de la structure, Bertrand Macé expliquait alors que le choix du site de la Maladrie, à Saint-Symphorien-des-Bruyères (Orne) au bord de la D12, à proximité de Frénéhard & Michaux, « a été fait notamment parce qu’il se trouve près d’une canalisation de gaz. Aussi, les 14 partenaires du projet sont dans un rayon moyen de 10 km de l’unité de production ». Elle produira 320 m3 par heure de biométhane, soit l’équivalent de la consommation moyenne de 5 100 habitants, directement sur le réseau de distribution de gaz GRDF L’Aigle-Rugles.

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Parfois décriée pour la gêne qu’elle pourrait générer, la méthanisation promet pourtant divers bienfaits, à la fois pour la planète et l’économie locale. Ainsi, l’émission de 7 500 tonnes de CO2 sera évitée chaque année grâce au biométhane produit, l’équivalent des émissions annuelles de plus de 3 600 voitures. La production continue de gaz d’Agriméthane en Ouche couvrira 55 % de la consommation locale de gaz en été et 15 % de la consommation hivernale et participera ainsi à l’indépendance énergétique du territoire.

En se substituant partiellement aux énergies fossiles et aux engrais issus de l’industrie tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, la méthanisation participe à la lutte contre le changement climatique. Aussi, la vente du gaz assure des revenus complémentaires et contribue à la pérennité des exploitations agricoles. Enfin, La matière résiduelle issue de la méthanisation, la matière non transformée en gaz, est riche en éléments fertilisants.

Sur nos 3 224 ha de terres agricoles, 2 800 ha pourront être amendés par cet engrais organique d’excellente qualité, pour fertiliser nos cultures. Son utilisation nous permettra de réduire la consommation actuelle d’engrais de synthèse et de réaliser des économies.

Bertrand Macé, président d’Agriméthane en Ouche

Le projet suit une progression normale et après l’obtention du permis de construire en juillet 2019, le chantier a débuté mi-septembre 2020. Il devrait durer 18 mois.

Un deuxième projet à Saint-Sulpice

A Belzaises, sur la commune de Saint-Sulpice-sur-Risle (Orne), un autre projet d’unité de méthanisation va voir le jour, sur une parcelle de 23 ha. Dans la notice descriptive consultable en mairie, il est dit que « le site a été choisi en raison de la proximité du réseau de distribution de gaz, rendant possible un projet d’injection de biométhane, et en raison de son isolement ».

La Sas Osea énergie, dirigée par Thomas Louwagie, prévoit un gisement de 100 Nm3/h de biométhane injecté dans le réseau, grâce au traitement de 10 940 tonnes de matières. Celles-ci se décomposent en 1 000 tonnes de lisier bovin, 900 de fumier de volaille, 405 d’ensilage de maïs, 4 980 d’intercultures, 660 de menue paille (résidus évacués par la moissonneuse) et 3 000 de déchets verts. Selon le document, « les matières premières proviendront à 82 % d’exploitations agricoles, les 18 % restants étant des déchets verts/pelouses des collectivités ».

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Il est également expliqué que « le process ne produit pas d’odeur et la matière en sortie a moins d’odeur qu’en entrée. Les odeurs sur un site de méthanisation sont principalement générées lors de la réception des matières ou lors du stockage. Dans le cas de la Sas Osea énergie, les effluents d’élevage reçus de l’extérieur seront stockés dans la préfosse couverte et le bâtiment de stockage couvert ».

Le site se trouvant sur la D293, les services de secours pourront accéder facilement depuis la départementale. Une réserve incendie de 60 m³ est prévue et une borne avec un débit de 60m3/h est localisée à 300 mètres. Enfin, « le site bénéficiant d’une capacité de stockage importante des intrants et le chemin d’accès étant privé, l’impact sur le trafic routier sera limité ».

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Le projet de la SAS Osea Energie se situe au bout d’un chemin privé (©Le Réveil Normand)
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