ExxonMobil va supprimer 1.600 postes d’ici fin 2021 en Europe – Connaissance des Énergies

La major pétrolière américaine ExxonMobil a annoncé lundi qu’elle allait supprimer 1.600 postes d’ici fin 2021 en Europe, soit un peu plus de 11% de ses effectifs sur le continent, dans le cadre d’une réduction généralisée des coûts accélérée par la pandémie.

« L’impact du Covid-19 sur la demande pour les produits d’ExxonMobil a rendu encore plus urgent le travail en cours sur l’amélioration de l’efficacité » de l’entreprise, justifie ExxonMobil, qui emploie environ 14.000 personnes en Europe.

L’entreprise n’a pas donné le détail sur la répartition géographique des suppressions, mais a indiqué que celles-ci dépendraient de « l’empreinte commerciale et des conditions de marché locales. »

« L’Europe reste un marché important pour ExxonMobil, comme l’ont montré de récents investissements majeurs. Toutefois, des actions significatives sont nécessaires à l’heure actuelle pour améliorer la compétitivité des coûts et s’assurer que l’entreprise surmonte ces conditions de marché sans précédent », précise la major, qui compte environ 75.000 salariés au niveau mondial.

Frappée de plein fouet par la pandémie, la chute de la demande mondiale en or noir ainsi que la transition vers les énergies renouvelables, ExxonMobil a vu son titre dégringoler de plus de moitié à Wall Street depuis le début de l’année.

La semaine dernière, la valeur boursière du spécialiste américain du solaire et de l’éolien NextEra Energy a pour la première fois dépassé celle d’ExxonMobil en cours de séance, malgré le gouffre qui sépare les deux entreprises en matière de chiffre d’affaires et de profits.

Le géant pétrolier a également été évincé, fin août, du Dow Jones, l’indice vedette de la Bourse new-yorkaise, dans lequel il figurait depuis 1928. Ce départ forcé est toutefois lié à un rééquilibrage après le fractionnement par quatre de l’action d’Apple, dont le poids a diminué au sein du Dow Jones.

ExxonMobil n’est pas le seul géant pétrolier à souffrir des conséquences de la crise liée au coronavirus et de la transition énergétique.

Mercredi dernier, le groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell a annoncé qu’il comptait supprimer, d’ici 2022, 7.000 à 9.000 postes, soit environ 10% de sa masse salariale, pour réduire ses coûts.

Lors de la publication de ses résultats en juillet, le groupe texan de services pétroliers Schlumberger a lui aussi taillé dans l’emploi, avec 21.000 suppressions de postes prévues – un quart de ses effectifs.

En juin, le Britannique BP a annoncé la suppression de 10.000 emplois dans le monde, soit 15% de ses effectifs.

jum-dho/lo/pcm

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