Fairwind, le spécialiste belge du petit éolien vertical, a faim d’international – L’Echo

Forte d’un apport conséquent en capital et de l’arrivée d’un nouveau CEO avec une expérience internationale, la PME wallonne Fairwind est enfin prête à faire le grand saut. La société entend vendre 50 à 100 éoliennes chaque année d’ici 5 ans.

C’est en 2007 que l’entrepreneur wallon Philippe Montironi a décidé de s’intéresser aux énergies renouvelables. L’homme aux expériences multiples fonde alors Fairwind, une société proposant aux agriculteurs et aux PME des alentours de produire et de consommer leur propre électricité verte grâce de « petites » éoliennes à axe vertical.

45 éoliennes
installées
Aujourd’hui, Fairwind a installé 45 éoliennes, soit une capacité installée d’1 MW.

Treize ans plus tard, Fairwind emploie une petite équipe de cinq ingénieurs et s’occupe de l’assemblage, l’installation et le monitoring de ses éoliennes. En 2019, le chiffre d’affaires se montait à 2 millions d’euros et la rentabilité était enfin atteinte. Au total, 45 éoliennes, soit une capacité d’1 MW, sont installées et 20 projets sont en cours. Mais, depuis le mois de juillet dernier, un déclic s’est opéré et la société de Philippe Montironi entend bien sortir de sa zone de confort. Le développement international est désormais dans le viseur et la petite équipe compte bien faire parler d’elle.

Augmentation de capital

L’initiateur de cette nouvelle impulsion s’appelle Vincent Boon Falleur. Fort d’une expérience dans le secteur bancaire et pour le consultant Moore en Chine, le quarantenaire est entré au capital de Fairwind cet été. Mais ce n’est pas tout. Vincent Boon Falleur occupe aussi désormais la position de co-CEO avec Philippe Montironi.

« Malgré mes sept années passées en Chine, je ne compte pas y retourner vendre des éoliennes demain. Le marché pour le petit éolien n’y est pas encore développé », commente Vincent Boon Falleur. ©Tim Dirven

« Je crois que nous avons un produit prêt pour l’exportation et j’arrive à un âge où mes responsabilités au sein de la société sont amenées à diminuer », avance le fondateur de Fairwind. « J’ai une équipe de jeunes très motivés mais il me fallait un partenaire à même de développer l’aspect commercial. Et Vincent correspond parfaitement à ce rôle », poursuit-il.

« Je crois que nous avons un produit prêt pour l’exportation. »
Philippe Montironi
CEO et fondateur de Fairwind

Les parts dormantes des petits actionnaires rachetées, la société est désormais détenue à égalité par son fondateur historique (Philippe Montironi), par son investisseur providentiel (Vincent Boon Falleur) et par New CCD, une entreprise partenaire en charge de la production des composants des éoliennes avec laquelle Fairwind partage son atelier. Pour mener à bien les objectifs de croissance, la passation de pouvoir entre les deux CEOs sera l’élément clé.

Petit éolien et développement international

La ligne de conduite donnée par Vincent Boon Falleur est simple: faire de Fairwind un acteur incontournable du petit éolien en Europe. En chiffres, cela se traduit par l’objectif d’installer 50 à 100 éoliennes chaque année à partir de 2025, soit 5 à 10 fois plus qu’aujourd’hui. « C’est très ambitieux mais c’est faisable. Nous avons un plan », commente Vincent Boon Falleur.

Pour ce faire, Fairwind s’apprête à recruter une véritable équipe commerciale. Ici, l’expérience de Vincent Boon Falleur sera précieuse. Notons que les éoliennes de Fairwind sont également commercialisée par l’énergéticien Engie.

Les deux produits de Fairwind consistent en deux modèles d’éoliennes à axe vertical, l’une s’élevant à 18 mètres (10kW) et l’autre à 32 (55kW) représentant un investissement de 100.000 et 200.000 euros respectivement ©Tim Dirven

Afin de convaincre les acheteurs étrangers, Fairwind compte aussi mettre en avant son expertise dans le petit éolien, un filon encore peu développé. Les deux produits de Fairwind consistent en deux modèles d’éoliennes à axe vertical, l’une s’élevant à 18 mètres au-dessus du sol (10kW) et l’autre à 32 mètres (55kW). Celles-ci représentent un investissement d’environ 100.000 et 200.000 euros respectivement. « Nous proposons un retour sur investissement sous les 5 à 10 ans pour un produit qui a une durée de vie d’une vingtaine d’années », indique Philippe Montironi.

Cap désormais donc sur les pays voisins. Notons que Fairwind a déjà vendu une éolienne à Zurich et une autre en Arabie Saoudite. « Un projet pour installer une éolienne en antarctique est en cours« , souligne Vincent Boon Falleur.

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