GreenTech | La tech pour sauver la planète – Forbes France

GreenTech, CleanTech, EcoTech… l’idée est la même. Née au cours de la dernière décennie, au croisement entre la révolution numérique et la transition verte, l’utilisation de la tech au service du développement durable fait de plus en plus tourner les têtes dans tous les secteurs. Tour d’horizon des enjeux d’un marché économique qui contribue au quotidien à changer le monde.

Apparu dans les années 2000 sous l’impulsion de groupes américains comme Clean Edge ou Cleantech Group, le mouvement GreenTech s’est répandu avec la prise de conscience collective que l’homme était en train d’endommager gravement la planète. Si le mouvement compte plusieurs hubs : aux États-Unis dans la Sillicon Valley et à Boston, en Allemagne dans les domaines de l’Éolien et du Solaire, il est arrivé en France en 2012 suite à l’établissement du plan stratégique Ecotech.

La tech au service de la planète : le paradoxe qui marche

La GreenTech rassemble les acteurs qui construisent les technologies de demain, et qui façonnent une nouvelle manière de consommer et de vivre qui place l’écologie au cœur de leurs préoccupations. Pour ces acteurs, la technologie, l’avènement du numérique, la multiplication des data, ainsi que les avancées actuelles en ingénierie peuvent avoir un impact environnemental très fort. En partant de ce constat, les entreprises de la GreenTech s’appuient sur la technologie et l’ingénierie de pointe pour réduire l’impact de l’Homme sur la Terre, pérenniser son existence en établissant un rapport sain avec son environnement et contrebalancer et pour réparer son empreinte nocive. La GreenTech couvre de nombreuses problématiques : la transition verte dans l’industrie ; les “smart cities”, ou le concept de végétalisation de nos villes, les modes alternatifs de consommation énergétique, le recyclage, bâtiments économes voire autosuffisants en énergie, et la mise en place de réseaux intelligents ; la transition énergétique à l’international grâce notamment à l’essor des énergies renouvelables et de l’écomobilité ; l’agriculture et l’alimentation en trouvant des solutions au gaspillage alimentaire, en créant des modes de culture biologiques, viables et alternatifs, et en mettant en avant les circuits courts ; la réduction du gaz à effet de serre pour assurer la protection à long terme de l’environnement. Le numérique constitue une formidable opportunité pour accélérer le passage à l’acte, tant dans la mesure et le suivi de la consommation que dans la réalisation de travaux d’efficacité énergétique. En alliant engagement technologique et environnemental, le secteur de la GreenTech dans les services à l’énergie est à la fois porteur de sens mais également une véritable opportunité économique.

La GreenTech verte : catalyseur de l’innovation durable

La GreenTech verte a été lancée en 2016 sous l’égide du ministère de l’Environnement alors dirigé par Ségolène Royal. L’idée est simple : faire se rencontrer la transition écologique et la révolution numérique. Le gouvernement a déployé de nombreuses infrastructures pour appuyer des entreprises porteuses de projets dans le domaine de la transition écologique. La GreenTech verte regroupe plusieurs éléments : un incubateur, des appels à projets, un concours de création de startups, des hackathons et s’appuie sur le principe de partage des données très répandu dans le domaine de l’écologie. L’initiative soutient et accompagne les jeunes entreprises innovantes dont les produits ou les services contribuent à la croissance verte et bleue. Dans la continuité de la croissance verte qui allie développement économique et respect des enjeux environnementaux, la croissance bleue a pour objectif de soutenir un développement durable dans les secteurs marin et maritime. À ce jour, plus de 140 entreprises bénéficient du label GreenTech verte et ce sont tous les domaines de la transition écologique qui sont concernés : le climat, l’énergie, le bâtiment durable, la mobilité, l’économie circulaire ou la biodiversité…

Mobiliser les startups et les PME

L’initiative GreenTech verte s’est déployée de manière agile sur le territoire par l’accompagnement des startups, ainsi que par l’organisation d’événements. Mobiliser les TPE et les PME, c’est l’objectif du projet au travers d’appels à manifestation d’intérêt qui visent à sélectionner les projets les plus prometteurs en relation avec les politiques ministérielles. En fonction de leur taille, les entreprises peuvent concourir à deux types d’appels à manifestation d’intérêt : la GreenTech verte amorçage, réservée aux startups qui sont des micro-entreprises de moins de quatre ans d’âge, et la GreenTech verte accélération, qui concerne les PME au sens communautaire du terme. En décrochant un label GreenTech verte, les entreprises bénéficient d’une visibilité propice à la valorisation de leur projet. Au sein d’un écosystème stimulant, elles sont challengées à toutes les étapes de leur projet. Elles bénéficient de l’offre d’accompagnement proposée par le ministère dans le cadre de la GreenTech verte. Cette labellisation crédibilise les projets innovants auprès des décideurs, investisseurs ou acheteurs. Si l’initiative GreenTech verte est présentée par le gouvernement pour appuyer la transition écologique des entreprises et encourager la recherche d’innovation dans le secteur, d’autres entités œuvrent dans ce même objectif.

Éco-entreprises et filière verte pour construire demain

Il est de plus en plus souvent question d’éco-entreprises. Celles-ci vont en effet progressivement devenir des acteurs majeurs dans la nouvelle donne qui se met en place pour concilier activité économique et environnement. Qu’est-ce que c’est exactement ? C’est simplement une entreprise respectueuse de l’environnement, qui commercialise une solution visant explicitement à prévenir, réduire ou mesurer les atteintes des activités humaines sur l’environnement. Cette définition concerne des entreprises exerçant dans les secteurs de l’industrie, du commerce, des services et de l’artisanat, de manière transversale avec une palette très large de métiers. Une éco-entreprise se positionne du côté de l’offre de biens et services environnementaux. On pourra citer, à titre d’exemple, les entreprises du recyclage, des énergies renouvelables, de la mesure de la qualité de l’air ou du traitement des déchets.

Une filière verte a pour objet de développer et de commercialiser une solution environnementale. Elle englobe donc l’ensemble des éco-activités et représente les éco-entreprises correspondantes. Les filières vertes constituent un secteur en forte expansion, et prend un poids économique de plus en plus significatif. La production des éco-activités atteint 79,3 milliards d’euros, soit 2,2 % de la valeur de la production nationale totale et représente 1,37 % du PIB. Quatre filières vertes prédominent en termes de chiffre d’affaires global : l’eau et l’assainissement, le recyclage et la valorisation des déchets, les énergies renouvelables et enfin, l’efficacité énergétique. Basée sur la substitution des ressources fossiles traditionnelles par des ressources renouvelables, la chimie du végétal et les produits biosourcés sont également un exemple de filière verte. Cette substitution des matières premières, combinée au développement de procédés propres, permet à la chimie biosourcée de contribuer aux enjeux actuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la dépendance de l’économie aux matières premières fossiles.

L’avenir de la planète ne passe pas seulement par la réglementation ou le tri sélectif à l’échelle individuelle : il passe aussi et surtout par l’innovation et l’investissement. La Greentech est un écosystème rassemblant un tissu toujours plus dense de grandes entreprises et de startups qui permettent de créer, de perfectionner et de mettre en œuvre les énergies propres de demain. Certains territoires sont plus propices au développement de cette filière de la tech.

L’Europe, berceau de la GreenTech

Berceau de l’énergie verte, l’Europe a longtemps été le premier de la classe en la matière. Si la Chine semble prendre le relai, les ambitions affichées par l’Union européenne restent uniques au monde. En 2016, les énergies renouvelables représentaient déjà 17% de l’énergie consommée en moyenne par les pays européens. Le Winter Package, plan d’action adopté par l’Union européenne en 2016, prévoit que cette proportion passe à 27% d’énergies renouvelables d’ici 2030.  Forte de ces champions nationaux, l’Europe se place, au plan international, en chef de file de la transition énergétique. C’est aussi en Europe que les produits financiers responsables, les obligations vertes ou green bonds, connaissent l’essor le plus important. À l’intérieur de ce secteur dominé par les investissements privés et les multinationales, les startups vertes montent également en puissance. En 2015, la Greentech a levé 11 milliards de dollars dans le monde. Une brindille dans la forêt du marché vert. Néanmoins, à Shanghai, Paris ou Tokyo, les startups font preuve d’ingéniosité pour améliorer l’efficacité énergétique de entreprises. À San Francisco, où les startups vertes fleurissent, on ambitionne d’alimenter 100 % des transports publics à l’énergie verte d’ici 2045. Et même si l’écosystème est encore peu mature, c’est aussi dans l’innovation des entrepreneurs de la GreenTech que pourrait se trouver la solution pour sauver notre planète verte.

À l’évidence de l’enjeu contemporain que représente le développement durable, dans tous les domaines de l’industrie qui nous entourent, on retrouve la GreenTech et les éco-activités. Tout le monde sait aujourd’hui quels sont les enjeux écologiques auxquels doit faire face la planète : réduction des déchets, remplacement des énergies fossiles au profit d’énergies renouvelables, meilleure gestion des ressources en eau, etc. Les défis sont gigantesques et de plus en plus urgents à relever. Greentech, Cleantech ou encore EcoTech, les entrepreneurs sont nombreux à innover pour accélérer la transition écologique et repenser nos modes de vie. Les technologies représentent de formidables leviers d’accélérations vers la transition écologique. Nous vous proposons ici un panorama des 10 innovations qui font du bien à la planète.

<<< À lire également : H&M s’engage pour la biodiversité >>>

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