Categories: Industry News

Le futur des véhicules électriques est ici – Métro Montréal

Métro étudie comment l’industrie des véhicules électriques se transforme dans l’ère post-COVID-19 et examine Stella Era, une nouvelle invention considérée comme une «borne de recharge sur roues».

Les véhicules électriques sont de plus en plus répandus dans le monde. Ainsi, de nouvelles versions sont constamment lancées pour offrir de meilleures expériences aux futurs propriétaires. Cependant, selon les experts, l’année 2020 a été «douce-amère» pour cette industrie.

«Des données récentes montrent des baisses sans précédent des ventes mensuelles mondiales de véhicules électriques pour le premier semestre de 2020 depuis février», a expliqué à Métro Hussein Dia, professeur de mobilité urbaine future au Smart Cities Research Institute de l’Université de technologie de Swinburne à Melbourne en Australie.

Mais les impacts régionaux sont assez variés. «En Chine, par exemple, les impacts ont été importants en raison des confinements précoces, de la baisse des subventions et des exigences techniques plus strictes qui ont étouffé la demande et l’offre. Aux États-Unis, les ventes de véhicules électriques ont suivi la tendance générale à la baisse du marché.

L’Europe, cependant, a résisté à la tendance, les 10 principaux marchés des véhicules électriques augmentant leurs ventes de plus de 200% au total. Le leader en parts de marché était la Norvège, comme d’habitude, suivie de l’Islande et de la Suède. L’Europe est également susceptible de mener la croissance des véhicules électriques pour le reste de l’année en raison d’incitatifs généreux et d’un meilleur approvisionnement en véhicules neufs et améliorés, a ajouté M. Dia.

«La pandémie a mis en évidence la fragilité des chaînes d’approvisionnement en voitures électriques. […] Les manufacturiers devront affiner leur approche de la construction de véhicules et rechercher des solutions de rechange.» – Hussein Dia, professeur de mobilité urbaine du futur à l’Institut de recherche sur les villes intelligentes de l’Université de technologie Swinburne, à Melbourne, en Australie

Défis et occasion pour l’industrie

Le spécialiste estime qu’il y a des défis importants, mais aussi des occasions qui attendent l’industrie à l’avenir.

«Alors que la croissance du marché des véhicules électriques a ralenti et que la période d’expansion rapide a cessé ou s’est temporairement interrompue en raison de la COVID-19, les gouvernements du monde entier continuent d’introduire des incitatifs pour les véhicules électriques afin d’atteindre les nouveaux objectifs de réglementation des émissions», a-t-il déclaré.

«C’est pourquoi bon nombre des plans de relance que les gouvernements envisagent d’adopter incluront probablement des dispositions pour l’infrastructure et des incitatifs pour les consommateurs afin d’augmenter les taux d’adhésion aux véhicules électriques. Les constructeurs de véhicules électriques travaillent également sans relâche pour lancer de nouveaux modèles et augmenter la capacité, ce qui stimulera la production mondiale et modérera les prix.»

Les batteries des véhicules s’améliorent également. Ils peuvent maintenant former des plateformes plus grandes pour stocker l’énergie renouvelable qui peut ensuite être partagée, utilisée ou renvoyée au réseau pour être utilisée par d’autres véhicules électriques : «Avec l’aide de systèmes de charge intelligents et de solutions d’intelligence artificielle, il sera possible d’aider les véhicules électriques à équilibrer la demande et l’offre sur les réseaux énergétiques. Cela aidera à tirer le meilleur parti des énergies renouvelables et à réaliser des économies pour les clients. Cela aidera également les pays du monde entier à atteindre leurs objectifs de réduction nette de carbone.»

Et c’est pourquoi Solar Team Eindhoven, établie aux Pays-Bas, a récemment présenté les caractéristiques innovantes d’une voiture appelée Stella Era avec des fonctionnalités de partage d’énergie qui en font une «borne de charge sur roues».

Kjell Revenberg, gestionnaire chez Solar Team Heindhoven

Comment avez-vous eu l’idée de créer Stella Era?

Elle a été créée à partir de zéro, en un an environ par l’équipe solaire néerlandaise de l’Eindhoven University of Technology, composée de 26 étudiants. Le processus a commencé par une phase de réflexion axée sur la manière de trouver des solutions à la transition vers une mobilité propre. L’objectif était de construire une voiture qui ne soit pas seulement indépendante des bornes de recharge, mais qui puisse fonctionner comme une borne pour d’autres voitures. L’équipe a ensuite entrepris l’étape de conception qui a duré environ cinq mois. Après la conception, l’équipe a produit la voiture au cours des trois mois suivants. L’étape finale du processus consistait à tester la voiture, ce qui a pris de 3 à 5 mois.

En quoi est-ce différent par rapport aux autres véhicules électriques?

La principale différence entre les véhicules électriques et les voitures solaires est la taille de la batterie. Le rayon d’action des véhicules électriques est principalement limité par la taille de leur batterie. Le but des véhicules solaires est de réduire la taille de ces batteries pour rendre la voiture plus efficace. Les principes de base pour en réduire la taille dans une voiture familiale à énergie solaire sont : l’aérodynamisme, la consommation d’énergie efficace et le poids de la voiture. La combinaison de ces principes avec les panneaux solaires suffira à avancer sans compter sur une charge externe.

Dites-nous en plus sur l’indépendance de la batterie de Stella Era et la capacité de recharger d’autres véhicules.

Stella Era est conçue pour parcourir au moins 1  200  km sans charge externe. Lors du Bridgestone World Solar Challenge 2019 en Australie, nous avons démontré que nous pouvons conduire quatre personnes avec une vitesse moyenne de plus de 80 km/h. Nous l’avons fait sans charge externe, malgré les vents contraires avec des vitesses jusqu’à 20 km/h. Dans des conditions idéales, Stella Era peut parcourir 1  800 km. Aux Pays-Bas, nous parcourons 60 km en moyenne par jour. Cela signifie que nous n’avons pas un besoin constant de bornes
de recharge.

Qu’est-il prévu pour votre invention?

Nous avons commencé avec une nouvelle équipe de 20 étudiants sur un nouveau projet. Nous étudions le type de problèmes que nous pouvons résoudre pour créer un avenir plus durable. Nous pensons qu’il est possible de fabriquer des véhicules solaires en plus grande quantité. Une société appelée Lightyear, fondée par certains des membres de l’équipe d’origine de 2012, travaille à rendre la production de masse possible. L’objectif est de démarrer la production en 2021 et de prouver au public que tout le monde peut éventuellement conduire sa propre voiture solaire.

admin

Share
Published by
admin

Recent Posts

L’épargne au service de la transition écologique – 20 Minutes

Les fonds des livrets d'épargne réglementés vont davantage être utilisés pour financer la transition écologique.…

2 heures ago

Des « réseaux intelligents », pour quoi faire ? | Le Huffington Post LIFE – Le HuffPost

<div class="js-react-hydrator" data-component-name="YouTube" data-component-id="9250" data-component-props="{"itemType":"video","index":0,"contentListType":"embed","code":"","type":"video","meta":{"url":"https://www.youtube.com/watch?v=tz8XJvLpivY","type":"video","version":"1.0","title":"Des « réseaux intelligents », pour quoi faire ?","author":"Smart Link","author_url":"https://www.youtube.com/channel/UChlwiObHB-bAQOyU25znGSg","provider_name":"YouTube","description":"Leader européen…

2 heures ago

L’hydrogène, un pilier de la transition énergétique – Maroc diplomatique

L’hydrogène constitue aujourd’hui un pilier majeur pour la réussite de la transition énergétique, a estimé…

3 heures ago

L’AMEE signe trois conventions : Le Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports ainsi que la Trésorerie Générale du Royaume se mettent au vert – Industrie du Maroc Magazine

Les trois conventions de partenariat visent l’accompagnement technique pour l’intégration des mesures d’efficacité énergétique et…

3 heures ago

Se former aux métiers de l’environnement – Le Parisien

Connaissez-vous le métier de consultant en bilan carbone ? Et celui de juriste environnement ? Saviez-vous que…

4 heures ago

This website uses cookies.