Les étudiants de l’Université de Calgary abandonnent le pétrole – ICI.Radio-Canada.ca

De moins en moins d’étudiants entament des études dans le domaine du pétrole et du gaz. À l’automne 2015, par exemple, l’Université de Calgary comptait 138 étudiants en géologie du pétrole. Quatre ans plus tard, ils ne sont plus que 13 : une diminution de 91 %.

La situation est similaire à l’école de génie. En 2015, 138 étudiants étaient inscrits à des cours de spécialisation dans le domaine du pétrole et du gaz. En 2019, ils n’étaient plus que 39 : 77 % de moins.

Les données pour 2020 ne seront disponibles qu’en décembre prochain.

Les perspectives d’emploi ne sont pas aussi encourageantes que dans d’autres secteurs d’activité et on voit donc une baisse des inscriptions, explique Jeremy McCrea, un analyste du secteur de l’énergie qui a publié les données.

À lire aussi :

Selon Statistiques Canada, 43 000 emplois ont été perdus au pays dans le secteur des ressources naturelles au deuxième trimestre de 2020.

Vers une pénurie de main-d’oeuvre?

Malgré la récession et malgré le marasme que connaît le secteur pétrolier depuis 5 ans, Jeremy McCrea croit qu’une telle baisse des inscriptions pourrait mener à une pénurie de main-d’oeuvre.

Ça peut sembler improbable en ce moment, mais ça pourrait mener à une pénurie pour certains types d’expertise, dit-il.

Même si elle est possible, une telle pénurie ne sera cependant pas immédiate comme le montrent les données de Petroleum Labour Market Information (PetroLMI), une organisation mise sur pied par l’industrie et qui publie des analyses du marché de l’emploi dans le secteur énergétique. Celle-ci prévoit une légère baisse de la demande pour les ingénieurs et les géologues pour la prochaine année, suivi d’une très légère augmentation.

Le vice-président de PetroLMI, Carol Howes, prévient cependant qu’une perte de cette expertise hautement spécialisée pourrait avoir des impacts négatifs sur la capacité du secteur à développer de nouveaux projets.

L’environnement, la nouvelle préoccupation

Si le pétrole et le gaz s’attirent moins la faveur des futurs ingénieurs et géologues, il en va tout autrement pour les énergies renouvelables. Selon Jeremy McCrea, le nombre d’étudiants inscrits à des cours dans ce domaine est passé de 46 à 134 entre 2015 et 2019.

La responsable des communications de la faculté des sciences de l’Université de Calgary souligne par ailleurs que le nombre total d’inscriptions continue de croître et que de plus en plus d’étudiants choisissent des domaines comme l’hydrogéologie, la gestion des catastrophes naturelles, la géophysique environnementale et l’industrie minière.

Avec les informations de Tony Seskus

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