Maroc-France : Ensemble pour investir l’Afrique – L’Économiste

Le Maroc et la France veulent dynamiser davantage leurs relations d’affaires. La volonté ayant été fortement exprimée de part et d’autre  lundi dernier à Casablanca. Intervenant à l’issue d’une rencontre avec le patronat marocain, le ministre délégué français chargé du Commerce extérieur et de l’attractivité, Franck Riester  a mis en relief «l’impératif de réfléchir à une nouvelle dynamique visant un partage au niveau des chaînes de valeur industrielles entre les deux pays». Et d’expliquer  que «la France entend relocaliser un certain nombre de ses productions en Asie vers l’Europe, ainsi que vers ses partenaires de proximité dont le Maroc». Ce partage au niveau des chaînes de valeur profitera respectivement aux marchés des deux pays, tout en étant au service d’une projection en Afrique.
Dans ce cadre, les opportunités d’investissement commun ne manquent pas. Elles résident dans des secteurs d’avenir pour les deux pays. Sont cités notamment, les nouvelles mobilités, l’assainissement et eau, les réseaux numériques et les énergies renouvelables (l’éolien, l’hydrogène).
Au niveau du marché de l’hydrogène pour lequel le Maroc, la France et l’Europe en général, ont des intérêts communs, Riester a indiqué que ces pays gagneraient à œuvrer ensemble en matière de préparation de sites de production, de moyens de transport, de stockage et d’équipements, en vue d’optimiser l’utilisation de cette énergie.
La coopération maroco-française est d’ores et déjà promise à d’autres domaines qui font actuellement l’objet de concertation entre des chefs d’entreprise. C’est le cas de la relance du club franco-marocain des chefs d’entreprise les 7 et 8 octobre courant. L’occasion ayant été saisie pour partager les expériences en matière d’investissement sur le marché africain. La semaine dernière, une visioconférence avait réuni à Dakhla un groupe d’opérateurs économiques français du Conseil régional des pays de La Loire sur les opportunité d’investissement dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture. (Voir encadré ci-dessous).
Pour le patronat marocain, il s’agit «d’aller beaucoup plus loin en établissant plus de synergies entre les TPE-PME des deux pays via le soutien de l’investissement dans les secteurs d’avenir». Selon le patron des patrons, Chakib Alj, «l’opportunité est à saisir en se positionnant au centre des nouvelles chaînes de valeurs mondiales qui se redessinent». L’objectif tient à dépasser le «Made in Morocco» pour développer le «Made with Morocco».
La CGEM prône en effet une démarche offensive pour transformer la crise pandémique en opportunités d’affaires. D’où «le besoin de partenaires économiques et commerciaux, notamment français», concède le président de la confédération. Un partenariat qui doit mettre à contribution les forces et les complémentarités des deux parties.


Dakhla séduit les opérateurs français

Les atouts dont disposent les régions de Dakhla-Oued Eddahab et Laâyoune-Sakia El Hamra, suscitent un grand intérêt parmi des investisseurs français. La semaine dernière, la ville de Dakhla a abrité un webinaire réunissant des opérateurs du Conseil régional des pays de La Loire avec des opérateurs locaux. Objectif, débattre des opportunités d’investissements offertes dans le secteur halieutique.
Organisée à l’initiative de la Chambre française du commerce et d’industrie du Maroc, la rencontre virtuelle ciblait le développement de la coopération en particulier dans les activités aquacoles. Elle a permis aux opérateurs français de s’informer de près sur les chantiers mis en œuvre dans le secteur halieutique ainsi que sur la situation des infrastructures de valorisation et d’exploitation des produits de la mer.
La région de Dakhla-Oued Eddahab dispose en effet d’un capital maritime de 660 km de côtes, de l’abondance de ses ressources halieutiques ainsi que l’existence d’infrastructures dédiées aux activités maritimes. Ces activités sont  majoritairement concentrées sur la congélation des produits de la pêche avec 75%, la conserve de poisson (11%), l’expédition des mollusques bivalves (4%), et l’export des crustacés vivants (3%). D’où le potentiel de  valorisation des produits de la pêche qui reste à saisir par les investisseurs étrangers.

A.G.

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