(AOF) – Le groupe parapétrolier Baker Hughes a dévoilé des résultats plus dégradés que prévu au quatrième trimestre. Il a affiché un bénéfice net de 653 millions de dollars, soit 91 cents par action, contre un profit de 48 millions de dollars, soit 7 par action, un an plus tôt. Corrigé des éléments exceptionnels, le groupe affiche cependant une perte de 7 cents, en comparaison au consensus FactSet de + 17 cents. Ses revenus ont chuté de 13% à 5,5 milliards de dollars alors que le marché visait 5,42 milliards de dollars.

 » Alors que nous nous tournons vers 2021, nous sommes prudemment optimistes quant au fait que l’économie mondiale et la demande de pétrole commenceront à se remettre de l’impact de la pandémie mondiale. Nous pensons que cet environnement macro se traduira probablement par un environnement d’investissement mou pour le pétrole et le gaz au cours du premier semestre 2021. Toutefois, nous prévoyons que les dépenses et les niveaux d’activité s’intensifieront tout au long de l’année à mesure que l’environnement s’améliorera, ce qui devrait permettre à l’industrie de connaître une croissance plus forte en 2022  » a déclaré son PDG, Lorenzo Simonelli.

AOF – EN SAVOIR PLUS

Une grave crise du secteur

Même si la plupart des experts prévoient une remontée des cours du pétrole en 2021 (contre un niveau d’environ 50 dollars le baril fin 2020), cette remontée devrait être très fragile. La demande est encore loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant la crise et le trafic aérien devrait rester encore déprimé au-delà de 2021.

Standard & Poor’s souligne la profondeur de la crise que traverse le secteur. L’agence de notation estime, en effet, que la transition énergétique est un défi existentiel. La pandémie a permis un essor des énergies renouvelables qui risque d’accélérer le déclin annoncé du pétrole. Cela obligerait lescompagnies à démanteler des activités traditionnelles pour mener les investissements nécessaires. Ainsi BP a annoncé 25 milliards de dollars de cessions d’actifs et une division de moitié de son dividende pour financer son pari sur l’électricité renouvelable.