Le dégel dans les pays du Golfe ouvre au Maroc la voie au développement de son industrie militaire – Hespress Français

Le sommet d’Al-Ula a brossé les traits et contours de la coopération future entre les Etats du Golfe et le Maroc, après la réconciliation du Golfe dans laquelle Rabat de sa compréhension s’est investi dans un rôle de conciliation et de médiation au sein de la famille des pays du Golfe.

L’attention se porte aujourd’hui, sur le nombre d’ententes possibles entre le Royaume et les Etats du Golfe, d’autant plus que le stade actuel nécessite une coopération conjointe en matière de sécurité et d’économie. Lors de la clôture de la quarante et unième session du Conseil suprême du Conseil de coopération du Golfe ( (sommet baptisé aux noms du Sultan Qabus et du Cheikh Sabah Al-Ahmed sur initiative saoudienne) dans la ville d’Al-Ula, le Secrétariat général du Conseil de coopération des États arabes du Golfe a souligné l’importance du partenariat stratégique entre les pays du Conseil de coopération du Golfe et le Royaume du Maroc. On s’attend donc, à ce que les relations entre le Maroc et les pays du Golfe connaissent une reprise florissante dans les mois à venir. Le Sahara marocain devrait bénéficier de nouvelles ouvertures de consulats diplomatiques de pays arabes à l’instar de celles des Emirats arabes unis et de Bahreïn.

La crise du «Golfe» a pris fin et la page des désaccords qui a duré plus de trois ans a été fermée, sans que le Maroc ne perde un seul de ses alliés du Golfe et ce après avoir adopté l’option de la «neutralité positive» face aux « soubresauts » qui ont frappé la maison du Golfe. C’est une position « souveraine » tout à l’honneur du Royaume qui reflète la crédibilité et la «maturité» du discours de la diplomatie marocaine face aux « crises » passagères. Rabat, en plus des investissements du Golfe qui affluent dans les villes du royaume, bénéficiera également de possibilités d’ouverture des industries militaires et techniques, notamment avec l’annonce par le Maroc d’ouvrir la porte aux entreprises privées pour la fabrication militaire locale.

Khatri Charki, chercheur en sciences politiques et en médias, spécialiste des questions sur le Sahara, analyste politique et expert en relations internationales, a déclaré à Hespress que « les relations Maroc-Golfe sont des relations étroites et sont conformes aux intérêts géopolitiques de tous les pays, en particulier avec les menaces asymétriques qui menacent chacun d’entre eux séparément », soulignant que « cette affaire a été suivie en considérant le Maroc et le Royaume hachémite de Jordanie comme des membres stratégiques depuis le sommet de 2011 , qui a conduit au sommet de 2016 et qui a montré un nouveau changement dans les paramètres de coopération et s’est identifié à la situation politique qui a caractérisé la période ».

Le chercheur spécialisé dans les affaires stratégiques et de sécurité souligne que « le sommet d’Al-Ula vient affirmer l’unité de la voie et du destin et souligner la suprématie de cette relation au paragraphe 108 à travers la position exprimée comme un soutien avec un plafond indéterminé, qui se reflétera sur tous les aspects politiques, économiques et sécuritaires en fournissant de manière réaliste des explications pour une autre phase qui confirme les événements jour après jour de ses faits ». Khatri Charki a ajouté, qu’« à la lumière de cela, il devrait être mis en évidence  politiquement, la poursuite du soutien du Golfe à la mobilisation et à la solidarité dans toutes les politiques et décisions prises par le Maroc concernant son intégrité territoriale et les principes de précaution qu’il adopte pour défendre sa souveraineté ».

D’autre part, indique le chercher, « l’implication du Maroc devrait se renforcer dans l’interaction avec les crises et les dilemmes menaçant la sécurité du Golfe, en particulier le dossier iranien ». Sur le plan économique, ajoute l’analyste, « œuvrer pour augmenter la taille du bloc d’investissement du Golfe au Maroc et son ouverture à de nouveaux domaines, en particulier les industries militaires et de haute technologie, et la mise en place de systèmes économiques dans des régions spéciales, les énergies renouvelables et le tourisme ». Sur le plan de la sécurité, « la poursuite du partage d’expériences sur de nombreux dossiers et la recherche de justifications de financement, et d’aller à l’extrême ». L’analyste a conclu sa déclaration en disant que « la tendance exprimée au sommet d’Al-Ula coïncide avec l’invitation du Maroc au reste des membres du club du Golfe, à savoir poursuivre en accéléré le rythme de l’ouverture des missions diplomatiques après les Emirats Arabes Unis et Bahreïn dans les régions du Sud ».

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