Quand Dakhla s’ouvre au monde – maroc-hebdo.press.ma

Faisant partie des provinces du Sud, Dakhla bénéficiera, à coup sûr, des retombées du plan de développement de 85 milliards de dirhams, lancé par le Roi Mohammed VI. C’est dire l’importance des projets dans la région et les perspectives d’avenir de la ville.

Grâce au développement de la ville de Dakhla, le Maroc se positionne, désormais, comme la porte d’entrée économique en Afrique du Nord et de l’Ouest. Dakhla n’est-elle pas amenée, en effet, à jouer le rle d’un hub de croissance pour tous les investisseurs notamment américains qui souhaitent se développer dans cette partie du continent? Sans aucun doute, puisque la région regorge de potentialités qui ne demandent qu’à être exploitées.

De par sa position géographique exceptionnelle, elle sera amenée à jouer un rôle central en tant que plateforme d’échanges entre le Maroc et l’Europe via l’océan Atlantique, d’une part, et entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne via la Mauritanie, d’autre part. Mais, aussi, de par son potentiel humain, de plus de 150.000 habitants en 2020, créant , grâce à sa population de jeunes actifs pas moins de 2% des richesses du Royaume. Son PIB par habitant aux environs de 85.669 dirhams est plus que le double de la moyenne nationale. La pêche maritime, l’agriculture, le tourisme et l’énergie sont les piliers de cette économie régionale en plein essor.

Un dynamisme certain
Ainsi, le secteur de la pêche représente, à lui seul, 45% du PIB de la région, et emploie pas moins de 47.000 personnes. Avec une façade maritime de 667 Km, la région est l’une des zones les plus poissonneuses du Royaume, et dont les eaux recèlent de ressources halieutiques abondantes et diversifiées. De même, le tourisme qui connait un dynamisme certain s’avère être la vitrine qui va faire connaitre la région non seulement aux visiteurs mais aussi à des investisseurs futurs.

Grace à un système d’irrigation innovant (dessalement de l’eau de mer), le secteur agricole ne peut que connaitre un développement important. Le climat à Dakhla-Oued Eddahab favorise plusieurs cultures, essentiellement les primeurs, notamment la tomate et le melon, et l’ensoleillement est plus important que dans d’autres régions. Les produits agricoles cultivés au niveau de Dakhla arrivent sur le marché européen deux à trois semaines avant les autres produits, ce qui représente un atout majeur et un avantage concurrentiel d’une grande importance.

Le dernier coup de projecteur mondial va certainement donner aux secteurs économiques de la région, les plus en vue, comme l’agriculture ou la pêche, la possibilité de conquérir de nouveaux débouchés à l’export, non seulement aux Etats-Unis mais ailleurs de par le monde.. Quant au secteur touristique, il sera dorénavant promu par les tour-opérateurs américains. Ces touristes et investisseurs n’auront pas de mal à venir dans la région vu que cette dernière dispose des infrastructures nécessaires et celles qui sont déjà en projet.

La région ne dispose- t-elle pas, déjà, d’un aéroport international, dont le trafic a augmenté de plus de 23% entre 2018 et 2019? N’abrite-t-elle pas, également, un complexe portuaire incluant deux ports qui se situent dans la baie de Oued Eddahab. Le premier, l’ancien port, a été transformé en port militaire, et le second, le nouveau, a été mis en service en 2001. L’activité de ce dernier est essentiellement basée sur l’exploitation des ressources halieutiques, l’importation des hydrocarbures et les flux des bateaux de croisières. Ce port dispose d’une zone industrielle de 270 hectares, dont 20% sont aménagés pour les industries de transformation, les zones de stockage, les zones administratives et une zone franche d’exportation.

Logistique industrielle
D’autres projets sont actuellement en cours de réalisation, dans le cadre du programme de développement des provinces du sud lancés en 2015 par le Roi Mohamed VI. A commencer par le nouveau port de Dakhla Atlantique dont la construction commencera l’année prochaine. Une zone industrielle et logistique de 1.000 ha sera annexée à ce port, qui va permettre la création d’une zone de libre-échange. Celle-ci s’ancre dans la stratégie marocaine de consolider les partenariats et les échanges commerciaux sud-sud.

Par ailleurs, le réseau de transport terrestre da la région ainsi que celui de la logistique ne font que se renforcer d’année en année. La voie express Tiznit-Laâyoune-Dakhla, qui s’étend sur pas moins de 1.000 km, ainsi que le déploiement de deux plateformes logistiques au niveau du poste frontalier d’El Guergarate et à Bir Guendouz, de 34 hectares chacune, en sont des exemples tout à fait parlants.

La station de dessalement de l’eau de mer en cours de construction et la création d’un parc éolien d’une capacité de production de 900 mégawatts, sont également autant de projets structurants qui permettront aux 80 unités industrielles existant actuellement dans la région de se développer dans un environnement des plus favorables . Avec un tel potentiel, les investisseurs, notamment américains, vont trouver dans la région des secteurs porteurs et une infrastructure qui va permettre de faciliter leurs projets d’investissement.

Comme souligné par différents experts internationaux, l’ouverture d’un consulat américain à vocation économique à Dakhla, permettra, certainement, de drainer davantage ces investissements directs étrangers, notamment US. De tels opérateurs économiques, souvent de taille mondiale, ne pas vont pas seulement se tourner vers l’écosystème de la pêche, mais aussi vers celui des énergies renouvelables sans oublier le secteur du tourisme.

Ainsi des appels à manifestation sont déjà lancés dans le secteur de l’aquaculture, et des projets sur les énergies renouvelables et le tourisme sont déjà sur les rails. Pour ne citer que le secteur touristique, ce dernier continue de se développer d’une façon remarquable, notamment à travers la construction d’unités hôtelières de qualité. La connectivité aérienne d’Air Arabia et la multiplication des vols qui viennent de différents pays en sont les principaux vecteurs de cette destination de choix. Ainsi, la ville de Dakhla d’antan n’est plus la même. Elle se métamorphose en s’ouvrant de plus en plus au large.

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